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Chirurgie réfractive : quoi de neuf ? - Réalités Ophtalmologiques

Chirurgie réfractive : quoi de neuf ?

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Malgré une récupération plus lente, la gêne et les douleurs oculaires ressenties au décours immédiat de l’intervention, la PKR conserve un atout vis-à-vis du Lasik : une meilleure préservation de la rigidité biomécanique de la cornée, sans avantage réel pour les cornées saines pour lesquelles la sécurité du Lasik à long terme est avérée, mais qui revêt une importance capitale en cas de forme infraclinique de kératocône. Par ailleurs, la PKR est aussi efficace que le Lasik pour la correction des myopies faibles et moyennes (jusqu’à 6 dioptries environ). Une méta-analyse récente a été consacrée à l’analyse d’études publiées et consacrées à la comparaison entre les résultats de la PKR et du Lasik pour la correction de la myopie faible et moyenne [1]. Malgré certains biais statistiques retrouvés dans la plupart de ces études publiées, il ressort clairement et sans surprise que le Lasik permet une récupération initiale plus rapide et confortable. Au bout d’un an, aucune différence significative n’a été retrouvée entre les résultats visuels ou le nombre de complications observés après Lasik et PKR ; ces deux techniques sont aussi efficaces l’une que l’autre pour la correction de la myopie faible et moyenne.

Les indications respectives du Lasik et de la PKR pour la correction de la myopie découlent de divers paramètres. Le degré de myopie, la présence d’un astigmatisme associé, l’état de la surface oculaire sont moins déterminants que le risque d’ectasie cornéenne postopératoire, qui concerne essentiellement la technique du Lasik. Cette complication réalise un tableau de kératocône évolutif, marqué par une augmentation de la cambrure de la cornée, et d’un retour progressif et rapide de la myopie et d’un astigmatisme irrégulier. Le principal facteur de risque d’ectasie post-Lasik est la présence d’une forme infraclinique débutante de kératocône (kératocône dit “fruste”), qui correspond à une fragilité biomécanique de la cornée. A moins de faire la preuve de l’absence de forme infraclinique de kératocône, il faut reconsidérer l’indication de Lasik, même pour une petite amétropie, devant certains “atypismes” topographiques. Toutefois, si certains chirurgiens préconisent une abstention chirurgicale au moindre doute, d’autres proposent la réalisation d’une PKR : en effet, parmi les (rares) cas d’ectasie rapportés après chirurgie réfractive cornéenne, le nombre d’ectasies observées au décours d’une PKR est très faible. Le Lasik requiert la réalisation d’un capot épithélio-stromal, sous lequel est réalisée la photoablation cornéenne au laser Excimer, alors que la technique de PKR consiste à délivrer la dite photoablation en surface de la cornée, après retrait du feuillet épithélial superficiel. Le volume constitué par le capot de Lasik est nettement supérieur à celui que coûte une photoablation[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Fondation Rothschild, PARIS.