Pathologies cornéennes : quoi de neuf ?

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Un kératocône chez l’enfant représente cependant une exception où il est conseillé de traiter d’emblée, dès la découverte de la maladie. S’il est peu fréquent de retraiter un jeune adulte, il convient de ne pas relâcher la surveillance chez les enfants, plus à risque de voir leur maladie “échapper au traitement”, avec un risque de reprise évolutive en moyenne 3 ans après le cross linking [1]. Le renouvellement physiologique du tissu cornéen pourrait expliquer ce risque d’échappement chez les jeunes patients. Si le cross linking du collagène est un processus biochimiquement stable, la cornée ne l’est pas et se renouvelle lentement, avec un possible “épuisement” de ce cross linking. Avec le vieillissement, le kératocône a souvent tendance à se stabiliser, entre la 3e et la 4e décennie de vie. Une hypothèse pour expliquer cette stabilisation du kératocône avec l’âge repose sur l’existence d’un cross linking “naturel”, progressif, dû au vieillissement. Ce cross linking naturel serait ainsi davantage présent sur une cornée plus mature que sur une cornée d’enfant. Ainsi, le cross linking nécessaire à un très jeune âge interviendrait-il sur une cornée pour laquelle l’influence du vieillissement n’a encore qu’un faible impact. D’autres facteurs sont probablement aussi en cause pour expliquer ce risque d’échappement chez l’enfant chez qui l’on observe des aggravations parfois “explosives”, d’où le maintien d’une surveillance renforcée (tous les 3-4 mois).

2. Pourquoi ne pas traiter tous les kératocônes par cross linking ?

En premier lieu, l’objectif du traitement étant de stabiliser un kératocône, le cross linking n’a aucun intérêt si le kératocône n’évolue pas. En deuxième lieu, si les résultats sont concordants dans la littérature et rapportent une stabilisation de la maladie dans près de 90 % des cas, le cross linking n’est cependant pas dénué de complications, parmi lesquelles : douleur, haze, infections, infiltrats cornéens aseptiques,[...]

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CHU TOULOUSE.