Quoi de neuf en DMLA ?

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Aspects génétiques

Les aspects génétiques associés à la DMLA sont liés à 3 éléments à la base de la pathogénie de la maladie : l’inflammation, le stress oxydatif et le métabolisme lipidique (fig. 1). On rappelle que le polymorphisme du gène du facteur H du complément (CFH) sur le chromosome 1 est un élément important de susceptibilité de la DMLA (les homozygotes pour l’allèle CFH Y402H ont un risque de DMLA majoré d’environ 4 fois). La cascade du complément est impliquée à d’autres niveaux dans la pathogénie de la maladie (variants du C3, du facteur B et du C2). Le gène ARMS2 (age-related maculopathy susceptibility ou LOC387715 A69S) situé sur le chromosome 10 est également fortement associé à la DMLA (les porteurs de l’allèle LOC387715 A69S auraient une majoration du risque de DMLA de 5 à 6 fois lorsqu’ils sont homozygotes). L’association des deux types de variants (CFH Y402H et LOC387715 A69S) serait présente chez plus de 60 % des patients atteints de DMLA. Les homozygotes pour les deux variants ont ainsi un risque relatif de DMLA multiplié par 50. En outre, le polymorphisme de l’apolipoprotéine E (ApoE) lié au métabolisme des lipides avait été décrit comme associé à la maladie. Plus récemment, d’autres gènes du métabolisme lipidique ont été associés à la DMLA (gènes LIPC et CETP), ou le gène SCARB1 qui serait associé à l’élimination du cholestérol et au transport de la lutéine.

Un travail présenté en septembre dernier au congrès Euretina de Hambourg par l’équipe de Rotterdam visait à corréler les aspects anatomiques de la DMLA (phénotype) avec le terrain génétique. Les auteurs ont confronté 18 études portant sur 19 gènes de[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.