Quoi de neuf en chirurgie réfractive ?

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Le développement de la chirurgie réfractive repose sur de multiples facteurs, pour certains épidémiologiques (augmentation de la prévalence de la myopie), ou liés à un bouche à oreille positif. Les médecins et chirurgiens (ophtalmologistes inclus) ont de plus en plus recours à la chirurgie réfractive pour corriger leur amétropie : aux états‑Unis, on rencontre un pourcentage d’opérés de correction réfractive au laser parmi les chirurgiens réfractifs et leurs proches plus élevé que dans la population générale.

Prévalence des erreurs réfractives en Europe de l’Ouest

Que le besoin d’une correction optique s’adresse aux patients amétropes porteurs de lunettes ou de lentilles de contact est une évidence ; ils constituent manifestement la cible potentielle de la chirurgie réfractive. La répartition des amétropies sphérocylindriques (myopie, hypermétropie, astigmatisme) au sein de la population caucasienne européenne n’est pas connue avec précision. Si une réduction de la prévalence de la myopie avec l’âge a été observée (la tendance inverse étant observée pour l’hypermétropie) [1], d’autres questions demeurent en suspens. Existe-t-il une différence significative liée au genre, ou encore au côté (œil droit vs gauche) pour la prévalence des amétropies sphéro-cylindriques ? La banalité des défauts réfractifs courants et de leur correction en lunettes et en lentilles explique peut-être que l’épidémiologie de ces amétropies n’ait pas fait, en Europe, l’objet d’une attention particulière, jusqu’à la parution de l’étude Gutenberg (Gutenberg Health Study, GHS) qui était consacrée à la prévalence des erreurs réfractives dans la population européenne [2].

Cette étude transversale a été conduite en Allemagne de l’Ouest, auprès de 15 010 participants, âgés de 35 à 74 ans. Le recrutement des patients a été accompli dans la région Rhénanie-Palatinat, par inclusion aléatoire au niveau de l’office démographique régional. Ceux-ci ont été examinés entre avril 2007 et avril 2012 au centre médical de l’université de Mainz. La réfraction a été mesurée sans cycloplégie, avec une expression en signe négatif du cylindre (astigmatisme réfractif). Le seuil d’une demi-dioptrie[...]

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