Traitement des vasculopathies polypoïdales choroïdiennes

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Les polypes peuvent être découverts au stade asymptomatique, lors d’un examen clinique ou angiographique. L’histoire naturelle des VPC est assez variable. On estime à 50 % le taux d’évolution spontanément favorable en l’absence de traitement [1]. L’évolution étant souvent assez lente, la simple observation avec contrôle clinique et OCT régulier est une option avant de proposer un traitement agressif.

On recherchera néanmoins des éléments péjoratifs comme la présence d’une diffusion avec exsudats secs, la présence de décollement de l’épithélium pigmenté (DEP), une prise d’anticoagulant, une évolution défavorable sur l’œil adelphe qui pourront indiquer parfois de traiter même en l’absence de troubles ressentis.

Leal et al. [2], sur une série de 27 patients traités par photothérapie dynamique à la verteporfin (PDT) et suivis 3 ans, retrouvent comme éléments associés à une amélioration fonctionnelle les lésions de petites tailles et une bonne acuité initiale. Cela plaide pour un traitement précoce en cas de symptomatologie même minime.

Photocoagulation thermique

Le traitement direct des polypes a été proposé par plusieurs auteurs [3]. Il s’agit d’une photocoagulation directe des polypes et du réseau vasculaire les reliant avec des impacts de 200 µ d’une durée de 0,2 seconde. Les longueurs d’onde bleu, jaune et rouge ont été proposées. Il en ressort une efficacité certaine avec une stabilité ou une amélioration de l’acuité entre 46 et 90 % des cas suivant les séries, mais un taux de récurrence assez important variant de 45 % à 68 % augmentant avec le temps et le recul des études. Il est donc souvent nécessaire de retraiter les patients. La photocoagulation directe n’est parfois pas possible lorsque les polypes sont masqués par du sang ou des zones fibreuses cicatricielles. Elle est réservée aux lésions largement extrafovéolaires. Vu les autres possibilités thérapeutiques moins délabrantes, ce traitement n’est pas recommandé en première intention, mais peut être un traitement d’appoint en cas de récidive.

Photothérapie dynamique à la verteporfin (Visudyne)

La photothérapie dynamique à la verteporfin (PDT) présente un intérêt particulier dans la VPC du fait de son caractère peu traumatisant pour la rétine et de[...]

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À propos de l’auteur

Centre Monticelli Paradis - Clinique Juge, MARSEILLE.