Épidémiologie et génétique des VPC

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Facteurs épidémiologiques

Le diagnostic de présence de polypes, dans le cadre de formes idiopathiques, se fait entre 50 et 65 ans, donc chez des patients parfois plus jeunes que ceux atteints de DMLA ; les femmes, d’âge moyen, semblent plus fréquemment touchées en Occident. Le ratio homme/femme est inversé entre l’Occident (femmes 75 %) et le Japon (homme 71 %).

Les formes bilatérales sont relativement fréquentes (32 % des cas européens versus 14 % au Japon) mais non constantes (à la différence de la DMLA). La localisation est électivement maculaire au Japon (92 % des cas), mais les lésions sont très souvent plurifocales (centrale, péripapillaire, nasale ou même périphérique) dans la population européenne. La prévalence doit être appréciée en tenant compte d’une plus grande précision diagnostique obtenue grâce à une imagerie en SLO-ICG. Chez les patients caucasiens, la présence de polypes associés à une DMLA exsudative, souvent assez évoluée, a augmenté progressivement, passant de 4 % à environ 8 à 13 % actuellement [1-5]. Dans les populations asiatiques, la prévalence de VPC est substantiellement plus élevée [6-9] (entre 23,9 % et 54,7 %). Elle n’est pas connue chez les patients africains. Pour Yannuzzi, tout patient afro-américain ayant des NVC liés à la DMLA, présente une VPC.

Une controverse récente existe entre certains auteurs qui considèrent que la VPC ne serait qu’un “sous-type de DMLA” (le réseau choroïdien anormal serait un équivalent de néovaisseaux), et d’autres auteurs qui pensent que la VPC serait une “entité idiopathique à part” (ou primitive) bien plus fréquente dans les contrées asiatiques qu’en Europe ou aux États-Unis. Il pourrait exister aussi des polypes se développant au cours de la DMLA, au sein des NVC de type 1.

Nous distinguons donc en fait deux grands types de VPC :

– les VPC primitives, plus fréquentes au Japon et dans les contrées asiatiques, souvent localisées au pôle postérieur et dans la région maculaire (mais parfois plurifocales), fréquemment associées à des complications séro-hémorragiques récidivantes, sans néovaisseaux choroïdiens vrais mais associés à un réseau vasculaire choroïdien anormal, fait de modifications artériolaires choroïdiennes ;

– les VPC secondaires, liées à la DMLA exsudative, avec des néovaisseaux sous-épithéliaux, de type 1, où les polypes apparaissent tardivement, à la terminaison des NVC.

DMLA et VPC ont[...]

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À propos de l’auteur

Centre Ophtalmologique de l’Odéon, PARIS.

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