Imagerie multimodale de la CRSC

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La choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) est une maculopathie d’origine inconnue caractérisée par un passage de liquide provenant de la choroïde à travers l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR), entraînant un décollement bulleux de la rétine habituellement situé au pôle postérieur. Il s’agit d’une manifestation aiguë, mais qui peut devenir chronique quand le décollement séreux rétinien (DSR) dure plus de 6 mois. On parlera alors de CRSC ­chronique ou “épithéliopathie rétinienne diffuse”.
Le diagnostic de la CRSC aiguë typique n’est pas difficile, mais doit être posé après en avoir éliminé les ­diagnostics différentiels. Celui de la CRSC chronique, chez les patients de plus de 50 ans et sans point de fuite bien défini, est parfois plus compliqué. L’analyse en imagerie multimodale aidera au diagnostic : clichés sans préparation et cliché en autofluorescence, angiographie à la fluorescéine (AGF) ou au vert d’indocyanine (ICG), SD-OCT, EDI-OCT et OCT “en face”.

La CRSC aiguë

Les manifestations cliniques sont caractérisées par une baisse visuelle rapide avec syndrome maculaire survenant classiquement chez un sujet jeune (20 à 45 ans), le plus souvent de sexe masculin (90 %). L’évolution est généralement favorable en 1 à 3 mois.

  • Le fond d’œil et les rétinographies en couleur (fig 1) retrouvent une bulle de décollement séreux rétinien au sein de laquelle de fins dépôts jaunâtres sont parfois observés.

  • Le cliché en autofluorescence (AF) (fig 1) montre une discrète hyperAF du soulèvement séreux. Les dépôts jaunâtres apparaissent hyperAF lorsqu’ils sont présents.
  • L’OCT (fig 2 à 5) est aujourd’hui devenu l’un des examens clés du diagnostic avec une sémiologie qui s’est beaucoup enrichie grâce à l’avènement de l’EDI-OCT et de l’OCT “en face”. Le décollement séreux, en général régulier, est facilement mis en évidence sous la forme d’un ­soulèvement hyporéflectif. Des modifications rétiniennes sont souvent observées au niveau de la rétine externe qui montrera un allongement de la longueur des photorécepteurs avec une atténuation de la couche ellipsoïde et de la zone d’interdigitation entre l’EPR et les photorécepteurs. Des anomalies de l’EPR sont retrouvées en OCT dans quasiment tous les cas, sous forme :


  • d’un décollement localisé de l’EPR en regard du point de fuite, dans 60 à 70 % des cas ;
  • ou d’anomalies de l’EPR qui apparaît irrégulier et soulevé. Le DEP peut persister même après la résolution du DSR. Une cartographie de l’aire maculaire permettra de quantifier le soulèvement[...]

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À propos de l’auteur

Service du Professeur Sahel, Fondation Ophtalmologique Rothschild, Paris.

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