Rétinophotographies de la tête du nerf optique et des fibres nerveuses rétiniennes dans le glaucome

0

Malgré les progrès fulgurants apportés ces dernières années par les analyseurs du fond d’œil, les rétinophotographies demeurent des documents précieux pour nourrir le dossier d’un patient glaucomateux, ou susceptible de l’être. Dans 20 ou 30 ans, une photographie restera une photographie et, même si l’on retournait un demi-siècle en arrière, les clichés de 1965 pourraient toujours être comparés à ceux qui seraient faits en 2040… à la condition d’un diagnostic très précoce et d’une très longue vie ! Qu’en sera-t-il de la confrontation des résultats des analyseurs à seulement une ou deux décennies de distance ?

Photographier le fond d’œil

La dilatation irienne n’est pas habituellement nécessaire pour photographier le fond d’œil avec les rétinographes actuels (dits précisément non mydriatiques), mais l’ouverture de la pupille doit être de 3 mm au moins. Les clichés doivent se prendre dans l’obscurité, et il faut attendre 10 à 20 secondes – parfois plus – pour photographier le -deuxième œil, afin que le myosis bilatéral déclenché par le réflexe photomoteur (RPM) disparaisse. Il peut d’ailleurs être conseillé, en cas de glaucome très évolué d’un seul côté, de photographier cet œil en premier, car l’intensité du RPM sera atténué. En pratique, une photographie couleur avec un champ de 15° (et une fixation intermaculopapillaire) donne un grossissement excellent pour évaluer finement les structures de la tête du nerf optique. Un champ de 30° peut y être associé, permettant l’observation de l’environnement péripapillaire élargi à un large champ rétinien, où les possibles déficits de fibres nerveuses rétiniennes (FNR) sont repérables sur tout leur trajet.

Les clichés idéaux seraient stéréoscopiques, car l’importance de l’excavation est souvent sous-évaluée sur des images “plates”. Des appareils existent pour cela, peu répandus finalement, en raison de leur coût, de la concurrence des analyseurs, parfois de la nécessité de dilater la pupille, et des procédés d’obser-vation qui peuvent ne pas être immédiatement utilisables lorsque[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Secrétaire Général de la Société Française de Glaucome, Centre Ophtalmologique Kléber, Lyon.