Rétinopathie diabétique périphérique et laser

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La photocoagulation panrétinienne (PRP) est le traitement de référence de la rétinopathie diabétique périphérique depuis plus de 40 ans. La Diabetic Retinopathy Study (DRS) (1981) ainsi que la Early Treatment Diabetic Retinopathy Study (ETDRS) (1987), deux larges études randomisées, ont en effet évalué le bénéfice de la PRP chez le patient diabétique avec, entre autres, une réduction de l’incidence des baisses d’acuité visuelle sévères. Les indications de la PRP sont rappelées dans le tableau I.

La PRP n’est cependant pas un traitement anodin. Elle présente des effets secondaires à type de réduction de la vision nocturne, de scotomes périphériques, de réduction du champ visuel périphérique, ou d’exacerbation d’une maculopathie œdémateuse.

Des innovations technologiques sont nécessaires afin de proposer au patient un traitement de sa rétinopathie diabétique périphérique efficace, mais épargnant au maximum le tissu neuro-rétinien.

Conséquences de la PRP au niveau des tissus rétiniens et choroïdiens

Lors de la réalisation d’un spot de laser, il y a conversion de l’impulsion laser en chaleur au niveau de la zone d’impact. Elle est suivie par une diffusion de la chaleur au sein du tissu cible avec réaction secondaire tissulaire en fonction de la température et de la durée d’échauffement.

Histologiquement, il y a une destruction directe des cellules de l’épithélium pigmentaire, qui est le tissu cible, mais aussi des cellules rétiniennes. La rétine est alors secondairement amincie au niveau des impacts. Elle est remplacée par une fine cicatrice gliale plus perméable à la diffusion rétinienne de l’oxygène en provenance de la choroïde. Les photorécepteurs étant fortement consommateurs d’oxygène, leur destruction diminue la demande en oxygène, ce qui aboutit à une diminution des altérations métaboliques secondaires à l’hypoxie chronique. Ainsi, la photocoagulation laser augmenterait l’oxygénation des couches rétiniennes internes ischémiques, en améliorant le transfert de l’oxygène de la chorioca-pillaire[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie, Hôpital Pasteur 2, CHU, NICE.