Dysfonctionnement meibomien : du diagnostic au traitement

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Les dysfonctionnements des glandes de Meibomius (DGM) représentent vraisemblablement la première cause de syndrome sec oculaire dans le monde [1]. Elle affecte ainsi la santé et le bien-être de millions de personnes. Grâce à l’association à but non lucratif Tear Film & Ocular Surface Society, le Meibomian Gland Dysfonction Workshop de 2011 (MGDWS) [2] et plus récemment, le Dry Eye Work Shop 2 (DEWS2) de 2017, ont permis de clarifier les données de la littérature pour mieux comprendre les mécanismes de l’œil sec, dont les DGM semblent être le point d’entrée central.

Définition et classification du dysfonctionnement des glandes de Meibomius

Le syndrome sec oculaire est complexe et ubiquitaire, il est défini comme “une maladie multifactorielle des larmes et de la surface oculaire, dont le DGM serait le point d’entrée principal et le plus fréquent” [1] (fig. 1).


Le DGM constitue une anomalie chronique et diffuse des glandes de Meibomius, caractérisée, par une obstruction des canaux excréteurs et/ou des modifications qualitatives/quantitatives des sécrétions glandulaires.

On distingue deux grandes catégories de DGM (fig. 2) :

  • par hyposécrétion : soit par une atrophie des glandes de Meibomius sans obstruction notable, soit par une obstruction, quelle soit cicatricielle ou non (forme la plus fréquente de DGM) ;
  • par hypersécrétion : caractérisée par une libération abondante de lipides sur le bord libre palpébral, qui sont visibles à
    l’examen lors de la pression tarsale.

Chaque type de DGM peut, également, être primaire, c’est-à-dire sans étiologie évidente.

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À propos de l’auteur

Clinique PASTEUR, Atrium Vision, Atrium LASER, TOULOUSE.