La surface dans tous ses états

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Dans le cadre des 12es Journées Interactives de Formation de Réalités Ophtalmologiques (JIFRO), les Laboratoires Théa ont organisé un symposium sur l’inflammation en surface oculaire. L’inflammation dans la sécheresse oculaire, la rosacée oculaire de l’enfant et la blépharite à Demodex ont fait l’objet de mises au point par le Pr. B. Mortemousque et le Dr. S. Doan.

La rosacée oculaire de l’enfant : une pathologie méconnue

D’après la communication du Dr S. Doan (Hôpital Bichat et Fondation A. de Rothschild, Paris)

La rosacée oculaire est liée à un dysfonctionnement meibomien chronique primitif, associé à une prolifération de staphylocoques qui libèrent des toxines et des antigènes pariétaux au niveau de la surface oculaire. À long terme, il apparaît une réaction immunologique inflammatoire conjonctivo-cornéenne médiée contre les antigènes et les toxines bactériennes. La présentation clinique de la rosacée peut être trompeuse et entraîner un retard diagnostique, amplifié d’une part par l’unilatéralité ou l’asymétrie des lésions évoquant l’herpès et d’autre part par le terrain atopique souvent présent chez ces patients. Le délai diagnostique est ainsi compris habituellement entre 4 mois et 10 ans. De plus, l’atteinte cutanée de la rosacée est souvent discrète.

La rosacée oculaire se révèle par différents tableaux cliniques : une blépharite chronique avec présence de chalazions récidivants souvent unilatéraux, une kératoconjonctivite phlycténulaire associant une rougeur oculaire chronique fluctuante, indolore, corticosensible, à une photophobie, sans prurit ni brûlure. En cas de complication, le patient peut présenter une blépharo-kérato-conjonctivite avec la présence de pseudo-abcès de cornée responsables d’une baisse de vision.

L’examen clinique doit rechercher une blépharite, une obstruction meibomienne majeure avec des glandes altérées, une hyperhémie conjonctivale et des phlycténules cornéo-conjonctivales, localisées au limbe et en conjonctive bulbaire. Ces phlycténules sont un marqueur spécifique d’activité de la maladie. Une kératite ponctuée superficielle, localisée en inférieur, persiste souvent malgré le traitement. Elle disparaît en cas d’atteinte centrale. Des infiltrats micronodulaires épithéliaux chroniques[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie, hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre.

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