Polypes ou enchevêtrements vasculaires ?

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Bo Q, Yan Q, Shen M et al. Appearance of polypoidal lesions in patients with polypoidal choroidal vasculopathy using swept-source optical coherence tomographic angiography. JAMA Ophthalmol, doi:10.1001/jamaophthalmol.2019.0449 [Epub ahead of print].

L’OCT-angiographie démontre régulièrement son utilité en pratique clinique, mais l’intérêt de la technique a été récemment bien plus important pour la compréhension des affections choriorétiniennes. L’article publié dans le dernier numéro de JAMA Ophthalmology par une équipe de Shanghaï, associée à l’équipe de Phil Rosenfeld à Miami, est certainement une preuve supplémentaire de cet intérêt.

La vasculopathie polypoïdale choroïdienne (VPC) est une cause importante de baisse de vision dans le monde, et plus parti­culièrement en Asie [1]. Encore actuellement, il reste difficile de déterminer s’il s’agit d’une pathologie à part entière, d’une forme de dégénérescence maculaire liée à l’âge (les néo­vaisseaux de type IV) ou même d’une forme évolutive de néovascularisation choroïdienne. Une meilleure compréhension de la structure des lésions décrites depuis une trentaine d’années comme des polypes [2] serait importante pour appréhender leur pathogénie, faciliter leur diagnostic et comprendre pourquoi leur évolution sous traitement est souvent mal prévisible.

Cette étude observationnelle transversale incluait 20 participants chez qui le diagnostic de VPC avait été posé sur la présence de zones d’hyperfluorescence focale sur l’angiographie au vert d’indocyanine (ICG). Les lésions polypoïdales ont été analysées en imagerie multimodale comportant des photo­graphies du fond d’œil, une angiographie à la fluorescéine, une ICG et surtout une analyse en OCT swept-source (SS-OCT, PlexElite, Zeiss) impliquant l’OCT-angiographie.

Parmi les 20 patients asiatiques, 5 (25 %) étaient des femmes et 15 (75 %) des hommes. L’âge moyen (DS) était de 61,1 ans. L’angiographie au vert d’indocyanine a permis d’identifier 43 lésions polypoïdales, et toutes ces lésions apparaissaient sous la forme d’amas de vaisseaux enchevêtrés sur des images SS-OCT-angiographie. En outre, l’OCT-angiographie a permis de repérer 16 structures vasculaires enchevêtrées qui n’étaient pas visibles en ICG. Les réseaux vasculaires ramifiés ont été détectés sur tous les yeux en OCT-angiographie, alors que l’ICG n’avait permis d’identifier ces réseaux que dans 17 des 23 yeux (74 %). Sur les 43 structures vasculaires enchevêtrées, 40 (93 %) étaient situées au bord d’un réseau ramifié afférent et 3 (7 %) étaient associées à une néovascularisation de type II (fig. 1).

Chez les patients étiquetés “VPC”, l’OCT-angiographie swept-source montre donc que les lésions précédemment décrite comme des polypes[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.

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