Traitement de l’œdème maculaire du diabétique : rôle du régime alimentaire et de l’activité physique

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La rétinopathie diabétique (RD) est une des principales causes de cécité dans le monde. Chez les diabétiques, les baisses d’acuité visuelle sont très généralement associées aux conséquences de la rétinopathie diabétique, c’est-à-dire l’œdème maculaire diabétique (OMD) et la rétinopathie diabétique proliférative (PDR). L’OMD est la principale cause de perte de vision, en particulier chez les personnes atteintes de diabète de type 2 [1]. Selon les études de population, la prévalence de l’OMD serait comprise entre 4,2 et 7,9 % chez les diabétiques de type 1 et entre 1,4 et 12,8 % chez les diabétiques de type 2 [2].

De nombreux progrès ont été réalisés pour le traitement des complications oculaires liées au diabète avec la photo­coagulation, les injections intravitréennes et la chirurgie. Pourtant, les résultats anatomiques et fonctionnels au long cours dépendent dans une large mesure du contrôle de l’équilibre métabolique et des autres facteurs de risque systémiques.

La raison la plus courante de la progression de la rétinopathie diabétique est le manque de contrôle des facteurs de risque modifiables tels que l’hyper­glycémie, l’hypertension, l’hyper­lipidémie et l’obésité. Chez les patients atteints de rétinopathie diabétique avec une lésion qui engage le pronostic visuel, la démarche thérapeutique de l’ophtalmo­logiste doit inclure un entretien avec le patient, pour préciser sa démarche vis-à-vis du contrôle du diabète et pour déterminer si certains éléments de son mode de vie interviennent dans le contrôle métabolique.

La plupart des ophtalmologistes peuvent penser que ces éléments relèvent de la responsabilité du médecin généraliste ou de l’endocrinologue responsable de la gestion du diabète systémique. Pourtant, il est toujours utile d’optimiser l’éducation des patients vis-à-vis de leur maladie. En outre, l’ophtalmologiste est parfois mieux sensibilisé à la gravité de la rétinopathie diabétique que certains autres acteurs de santé.

Enfin, même si des études pivots ont apporté la preuve de l’efficacité de médicaments tels que les anti-VEGF pour l’œdème[...]

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À propos de l’auteur

London North West University Healthcare NHS Trust, LONDRES, Royaume-Uni.