Le chalazion : une pathologie qui n’est pas si bénigne ! À propos de 2 cas

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Le chalazion est défini comme une lésion inflammatoire d’une glande de Meibomius au niveau du tarse palpébral. Cette tuméfaction palpébrale dite “bénigne” est facilement reconnue à l’examen clinique. Elle réalise une atteinte inflammatoire de la glande, faisant suite à l’obturation du canal glandulaire excréteur. Le chalazion peut intéresser une ou plusieurs paupières, voire plusieurs glandes à l’intérieur d’une même paupière. Lorsque le traitement médical par pommades antibiocorticoïdes n’est pas suffisant, on propose un traitement chirurgical avec excision chirurgicale (faite le plus souvent par voie conjonctivale).

Les glandes de Meibomius (GM) sont au nombre de 25 à 30 sur la paupière supérieure et de 20 à 25 sur la paupière inférieure. On ne connaît pas avec exactitude la part de chaque paupière dans la sécrétion totale de meibum, mais il semblerait que la sécrétion des paupières inférieures soit la plus importante (d’où l’intérêt de la meibographie des paupières inférieures pour un dépistage).

La meibographie est une technique qui nous permet d’évaluer la morphologie des glandes de Meibomius in vivo, de manière non invasive et sans désagréments pour le patient. La plupart des meibographes actuels utilisent la lumière infrarouge pour visualiser directement les structures glandulaires (les glandes apparaissent comme des structures tubulaires de couleur blanche). Les meibographes les plus sophistiqués permettent une analyse en transillumination avec un éverseur de paupières muni d’une source de lumière infrarouge, générant des images en “négatif” (les glandes apparaissent comme des structures tubulaires de couleur noire).

Nous présentons 2 cas cliniques de patients suivis dans notre centre ophtalmologique de Barbizon – Pays de Fontainebleau pour un problème de chalazion.

Cas clinique n° 1

Monsieur R., homme caucasien de 46 ans, professeur de tennis, consulte en décembre 2017 pour la première fois en consultation ophtalmologique en raison d’une presbytie débutante. Son acuité visuelle (AV) est de 10/10 ODG sc et P2 avec +1,00 ODG. À l’interrogatoire, le patient signale des larmoiements fréquents, notamment en cas d’exposition au froid, et des sensations de sécheresse oculaire lors du visionnage de films sur son smartphone.

Une meibographie de dépistage est réalisée lors de cette consultation, avec une cotation de l’atrophie utilisant la classification en quarts (stade 1 : atrophie < 25 % ; stade 2 : 25 % < atrophie < 50 % ; stade 3 :[...]

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À propos de l’auteur

Centre Ophtalmologique de Barbizon – Pays de FONTAINEBLEAU.