Importance du choix du matériau des lentilles de contact chez le patient presbyte

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En préambule

La demande de prise en charge émanant de patients presbytes est de plus en plus forte en France : l’âge moyen de la population augmente et on dénombre environ 600 000  presbytes supplémentaires chaque année, soit plus de l’équivalent de la population lyonnaise. Pourtant, seules 21 % des prescriptions en lentilles souples sont dédiées à l’équipement des presbytes [1].

Cette sous-représentation peut s’expliquer par le fait que les lentilles multifocales sont souvent méconnues ou perçues comme complexes à adapter. La fragilité de la surface oculaire à l’âge d’un équipement en lentilles progressives peut en effet faire craindre un taux d’échec plus important. Il est donc essentiel de poser la bonne indication quant au choix du matériau pour cette catégorie de patients.

Surface oculaire et lentilles de contact

Lorsqu’on pose une lentille de contact sur l’œil, le film lacrymal est altéré, entraînant alors une instabilité lacrymale et une hyperévaporation des larmes. Le film lacrymal joue un rôle prépondérant pour assurer un port confortable en permettant une bonne lubrification et hydratation de la lentille.

Normalement, la couche lipidique du film lacrymal, qui est la plus superficielle, empêche une évaporation excessive mais la lentille de contact va altérer la structure normale du film lacrymal en le scindant en un film pré-lentille et post-lentille. Ainsi, chez un patient qui n’a pas d’anomalie du film lacrymal, “l’agression” que peut représenter la lentille de contact sur la surface oculaire sera tolérable. En revanche, chez un patient ayant un œil sec – et cela est plus fréquent chez les patients presbytes –, l’obtention d’un confort en lentilles de contact peut être plus difficile. En effet, en plus de la pathologie causale de l’œil sec, la lentille de contact, par l’instabilité lacrymale qu’elle procure, va alimenter le cercle vicieux et ses composants, à savoir l’inflammation chronique, la “privation d’oxygène”, les dépôts éventuels et potentiellement les réactions aux produits d’entretien. Tous ces mécanismes perturbateurs peuvent être eux-mêmes modulés par de multiples paramètres (type de matériau, mode de port, nombre d’années[...]

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À propos de l’auteur

Cabinet médico-chirurgical de l’Alcazar, BEAUSOLEIL, CHU de NICE,