Surface oculaire : quand l’inflammation s’en mêle

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C’est dans le cadre du premier e-congrès de la Société Française d’Ophtalmologie que les Laboratoires Théa ont organisé le samedi 5 septembre un symposium satellite auquel participaient les Prs Béatrice Cochener, Pierre-Jean Pisella et Frédéric Chiambaretta. En voici les points forts.

Sécheresse oculaire et inflammation

D’après la communication du Pr P.-J. Pisella (CHRU, Tours)

La sécheresse oculaire est une maladie multifactorielle de la surface oculaire caractérisée par une perte de l’homéostasie du film lacrymal et accompagnée de symptômes oculaires, dans laquelle l’instabilité et l’hyperosmolarité du film lacrymal, l’inflammation et les lésions de la surface oculaire ainsi que des anomalies neurosensorielles jouent des rôles étiologiques [1]. Sa prévalence varie en fonction de l’âge, entre 5 et 50 % [2]. La prise en charge de la sécheresse comprend schématiquement 4 stades : le premier est l’éducation du patient, l’adaptation à son environnement, la suppression des médicaments contenant des conservateurs ainsi que l’utilisation de lubrifiants oculaires associée à une hygiène des paupières ; le deuxième concerne l’utilisation d’anti-­inflammatoires de type corticoïdes topiques, le troisième l’administration de sérum autologue et le quatrième l’utilisation de corticoïdes au long cours [3] (fig. 1).

Le traitement de l’inflammation est une piste thérapeutique intéressante en complément des substituts lacrymaux. Les anti-inflammatoires disponibles ici sont la ciclosporine et les corticoïdes :

>>> La ciclosporine inhibe la production et la libération des cytokines pro-­inflammatoires, tout en régulant positivement la libération des cytokines anti-inflammatoires. Elle peut donc réduire l’inflammation responsable des kératites sévères. L’étude SANSIKA [4] a montré, après analyse post-hoc, une amélioration significative d’au moins 3 grades de la CFS (signe d’atteinte de la cornée) sur l’échelle d’Oxford et d’au moins 30 % de l’OSDI (Ocular Surface Disease Index). L’effet anti-­inflammatoire de la ciclosporine apparaît avec un temps de latence, ce qui représente une limite importante chez[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie, hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre.