Les implants phaques ICL sont-ils dangereux ?

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Les implants phaques permettent, dans de nombreuses situations où la chirurgie réfractive au laser n’est pas indiquée, d’apporter une solution pertinente à des patients devenus le plus souvent intolérants au port de lentilles et dont un certain nombre d’entre eux, du fait d’une amétropie forte, sont avec leur équipement lunettes au stade du handicap visuel. Ils ont connu un regain d’intérêt depuis que les limites de la chirurgie réfractive par laser ont été mieux cernées, limites qui peuvent être aussi bien liées à des facteurs anatomiques témoignant d’une fragilité potentielle de la cornée qu’à des facteurs visuels quantitatifs ou quali­tatifs ou enfin à un contexte, de plus en plus souvent rencontré, de sécheresse oculaire préoccupante.

Bien que pour certains implants, notamment les ICL (implantable collamer lens) du laboratoire STAAR, nous ayons plus de 20 ans de recul, l’implantation phaque continue chez certains confrères et dans le grand public, notamment en France, d’avoir une réputation de technique hasardeuse voire dangereuse. Cet article, basé sur une expérience personnelle de plus de 20 ans de l’implant phaque postérieur ICL et sur l’analyse de la littérature, va essayer de répondre objectivement et de façon factuelle à la question posée.

Les leçons du passé

L’implantation phaque bénéficie aujourd’hui des leçons du passé. Elle débute dans les années 1950 avec les implants phaques de chambre antérieure de Choyce, Strampelli et Barraquer. Si les résultats réfractifs sont d’emblée reconnus, le taux de complications cornéennes et iriennes fait rapidement retomber l’enthousiasme initial. Un regain d’intérêt survient dans les années 1980-1990[...]

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À propos de l’auteur

Clinique de la Vision – groupe Visya, Centre Ophtalmologique des Arceaux, MONTPELLIER.

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