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Deux coupes OCT : le pronostic et le schéma de traitement

Le schéma “Treat and Extend” (T & E) est souvent utilisé pour la prise en charge des néovaisseaux maculaires de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) parce qu’il permet de réduire le nombre de visites en optimisant celui des traitements [1]. Ce schéma s’est avéré aussi efficace que le rythme mensuel pour le maintien de l’acuité visuelle des patients traités pour des néovaisseaux maculaires de la DMLA [2]. Le caractère “proactif” du T & E implique cependant un risque de surtraitement, notamment chez les patients dont la réponse à l’anti-VEGF est très favorable.

Dossier : Impact du glaucome sur la perception visuelle au quotidien
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Le glaucome est une pathologie neurodégénérative qui ne se limite pas à une simple diminution de la fonction visuelle. D’autres fonctions visuo-cognitives comme la capacité à percevoir les distances des objets, estimer leur position dans un référentiel égocentré ou encore réaliser une programmation motrice efficiente semblent être détériorées avec l’avancée de la maladie. Notre équipe lilloise (Inserm U1172-CHU Lille), spécialisée dans la cognition visuelle, a sensiblement précisé la nature et les répercussions de ces déficits dans la vie quotidienne des patients ces dernières années.
Ce chapitre propose une étude approfondie de la littérature internationale du domaine “perception-­action” dans le glaucome tout en présentant les derniers travaux de recherche menés à Lille avec les patients.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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L’incidence du décollement de rétine (DR) rhegmatogène (DRR) connaît une variation saisonnière avec un maximum en été et un minimum en hiver. Pour comprendre pourquoi, nous avons mené l’étude METEO-POC évaluant l’influence des facteurs météorologiques sur la survenue des DRR. Nous avons sélectionné les patients opérés de DRR entre janvier 2011 et décembre 2018 dans les trois aires urbaines les plus peuplées de chaque région de France métropolitaine et avons récupéré les variables climatologiques de chacune d’elles. Nous avons étudié l’association entre la survenue d’un DRR et la température moyenne sur la décade (période de 10 jours) précédente. Nous n’avons pas trouvé de corrélation significative pour la plupart des aires urbaines. Ce lien est peut-être subtil, ou cette saisonnalité est possiblement liée à d’autres facteurs.

Dossier : Impact du glaucome sur la perception visuelle au quotidien
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Le glaucome est traditionnellement considéré comme une pathologie oculaire qui affecte la vision périphérique entravant la mobilité, l’exploration visuelle et la conduite automobile. Or, depuis quelques années, des études psychophysiques ont mis en évidence des anomalies en vision centrale. Bien que les questionnaires de qualité de vie indiquent des plaintes concernant des fonctions liées à la vision centrale, comme la lecture et la perception des visages, peu d’études ont été consacrées à ces fonctions et aux mécanismes qui sous-tendent l’altération de ces fonctions.
Dans cet article, nous présentons une revue de déficits fonctionnels liés à la vision centrale dans le glaucome, leur mise en évidence expérimentale et les mécanismes qui les sous-tendent. Nous nous intéresserons à deux fonctions particulièrement utiles pour la vie quotidienne et les interactions sociales : la lecture et la reconnaissance des visages.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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La pratique au quotidien de notre art peut faire oublier que celui-ci est basé sur les sciences. Notre pratique est sujette en permanence à des remises en question par les plus curieux d’entre nous. Il nous semble donc évident chaque jour que plus l’îlot de notre savoir grandit, plus le rivage de questions et de progrès potentiels augmente, et cela continuera tant que l’océan de notre ignorance demeurera aussi vaste.

Cas clinique
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Nous rapportons ici le cas d’une patiente diabétique et hypertendue traitée pour un œdème maculaire diabétique (OMD) sévère de l’œil gauche responsable d’une baisse d’acuité visuelle à 3/10e. Nous traitons initialement cet OMD par injection intravitréenne d’anti-VEGF avec un bon résultat fonctionnel et anatomique initial, mais l’impossibilité d’espacer les injections au-delà de 8 semaines à l’issue des 18 premiers mois de traitement. Un traitement par implant de dexaméthasone (DEX-implant) a alors été initié, nécessitant des réinjections tous les 4 mois et un rythme de surveillance devenu pénible pour la patiente, chez qui nous avons réalisé une injection d’implant d’acétonide de fluocinolone (implant Fac) lors de la récidive après le 3e DEX-implant.
L’effet anatomique et fonctionnel est obtenu 9 mois après injection d’implant Fac et l’intervalle de réinjection est passé de 2,3 mois avant à 12,5 mois après implant Fac, permettant un allègement du fardeau thérapeutique et un maintien de la patiente dans un circuit de traitement.

Revues Générales
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Le secteur de l’ophtalmologie subit le syndrome des “mauvais avis”. Certainement parce que le surpeuplement des villes, le non-renouvellement des générations de spécialistes ainsi que les déserts médicaux sont des réalités qui mettent les ophtalmologistes dans une position très délicate. Cet article tente d’apporter un ensemble de conseils avisés afin que l’ophtalmologiste 2.0 puisse s’y retrouver.

Revues Générales
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L’implantation d’une kératoprothèse demeure une technique complexe proposée aux patients en cécité cornéenne bilatérale et ne pouvant bénéficier d’une kératoplastie. Des avancées importantes dans ce domaine ont été réalisées grâce à la meilleure connaissance des biomatériaux, l’amélioration des techniques chirurgicales et des traitements postopératoires. Cependant, il persiste de nombreuses interrogations concernant les mécanismes biologiques d’intégration ou de résorption tissulaire associées à l’implantation cornéenne d’un biomatériau.
Un nombre limité de dispositifs est disponible pour les applications cliniques. Des substituts cornéens développés par génie tissulaire seront certainement sur le marché dans un futur proche afin de pallier les difficultés d’approvisionnement des greffons cornéens.

Revues Générales
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Devant une lésion visible au fond d’œil intéressant le segment postérieur, la question est celle de sa potentielle malignité. L’examen clinique, l’interrogatoire, les photographies et l’OCT-EDI permettent souvent de s’orienter vers un diagnostic probable.
La réalisation d’une échographie en première intention permet d’obtenir une imagerie de référence riche de plusieurs enseignements : l’épaisseur lésionnelle est un facteur clé dans la prise en charge, les données morphologiques, d’échogénicité et la topographie sont très importantes. Le Doppler couleur et pulsé étudie les vaisseaux présents au sein de la lésion (quantification, type et vélocité). L’IRM a une place de choix en cas de suspicion d’invasion extra-oculaire et/ou d’atteinte du complexe optique, surtout lorsque la lésion est située à proximité du pôle postérieur.
Le choix du traitement puis la surveillance sont des étapes cruciales et une approche ciblée des tumeurs mélaniques grâce à l’étude du profil génétique améliore la prise en charge initiale.

Dossier : Surface oculaire et médecine interne
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Le syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) est une pathologie chronique auto-immune se manifestant par une triade clinique associant kératoconjonctivite sèche, xérostomie et atteinte articulaire. L’ophtalmologiste joue un rôle primordial dans le diagnostic. C’est une pathologie prédominant chez la femme de plus de 45 ans. La sécheresse oculaire du syndrome de Gougerot-Sjögren est souvent plus sévère que les autres formes de sécheresse oculaire, avec la présence de filaments et de KPS denses. L’infiltration lymphocytaire glandulaire et l’inflammation de la surface oculaire expliquent en partie la physiopathologie de l’atteinte ophtalmologique.
L’arsenal thérapeutique à notre disposition doit permettre une prise en charge personnalisée et adaptée à chaque patient. Les traitements systémiques n’ont que très peu d’effet sur la sécheresse oculaire secondaire au SGS.

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