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Hétérogénéité des déficits fonctionnels visuels dans la DMLA intermédiaire : les…

Revues Générales Émulsions cationiques en ophtalmologie
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La plupart des collyres classiques présentent une biodisponibilité limitée en raison du renouvellement lacrymal et du clignement, limitant leur efficacité. Les émulsions cationiques ont été développées pour optimiser le temps de contact avec la surface oculaire grâce à une interaction électrostatique avec la surface oculaire chargée négativement. Elles permettent également de stabiliser le film lacrymal via un apport lipidique et d’optimiser la délivrance de molécules lipophiles. Leur utilisation est particulièrement pertinente dans des pathologies chroniques telles que la sécheresse oculaire, le glaucome ou les allergies sévères. Les études cliniques montrent une amélioration des signes objectifs et une bonne tolérance, notamment en l’absence de conservateurs. Si des études en vraie vie et à très grande échelle permettront dans l’avenir d’évaluer la tolérance à très long terme, ces formulations offrent des perspectives prometteuses en termes de vectorisation médicamenteuse et de médecine personnalisée.

Revues Générales
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L’acute annular outer retinopathy (AAOR), décrite en 1995, est une affection rare de la rétine externe initialement considérée comme une variante de l’acute zonal occult outer retinopathy (AZOOR). L’avènement de l’imagerie multi­modale (tomographie par cohérence optique [OCT], autofluorescence) a permis d’élargir le spectre clinique et de regrouper sous le terme plus large d’acute outer retinopathy (AOR) diverses présentations (annulaire, sectorielle, périveineuse, ponctuée). Les symptômes incluent surtout photopsies et scotomes. L’OCT révèle un signe spécifique (ASHH ou angular sign of Henle fiber layer hyperreflectivity) traduisant une atteinte sévère des photorécepteurs, suivi d’une atrophie de la couche nucléaire externe. L’évolution est stéréotypée : extension rapide initiale en quelques semaines, stabilisation, puis séquelles atrophiques pigmentées. Le pronostic visuel est variable, 70 % des patients conservant > 5/10e mais 20 % évoluant vers la cécité légale. Aucun traitement n’a prouvé son efficacité, malgré les essais de corticoïdes, immunosuppresseurs ou antiviraux. La prise en charge repose sur la surveillance clinique et multimodale, avec une attention particulière au risque paranéoplasique. L’identification précoce évite les confusions diagnostiques et oriente le bilan étiologique. Les signatures de l’AOR en imagerie multimodale permettent de mieux la distinguer d’autres entités, comme le MEWDS (multiple evanescent white dot syndrome) ou le MORR (multizonal outer retinopathy and retinal pigment epitheliopathy).

Revues Générales
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L’échographie conserve, en ce début 2026, une place essentielle dans le bilan préopératoire de la chirurgie de la cataracte ou d’implantation secondaire, en particulier dans les situations où l’examen clinique et la biométrie optique sont limités par un trouble des milieux ou une mydriase incomplète. Elle permet non seulement la mesure de la longueur axiale, mais également le dépistage d’anomalies du segment postérieur, contribuant ainsi à optimiser la prise en charge du patient et à réduire les risques de complications per- et postopératoires.

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Les photorécepteurs au premier plan dans la DMLA Article commenté…

Revues Générales Les lymphomes vitréo-rétiniens primitifs : quelles options thérapeutiques en 2025 ?
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Le lymphome vitréo-rétinien primitif est un lymphome agressif, rare, qui peut altérer sévèrement la vision et mettre en jeu le pronostic vital par la fréquente dissémination cérébrale. La présentation clinique initiale est peu évocatrice et les traitements d’épreuves par corticoïdes masquent les symptômes. La suspicion clinique doit être confirmée par une vitrectomie diagnostique.
Le traitement a pour objectif de restaurer la vision et de diminuer le risque de rechute cérébrale. Il doit se faire en milieu hospitalier spécialisé. Les possibilités thérapeutiques sont variées en termes de modalités, d’objectifs, d’effets secondaires et d’indications. Des traitements locaux, tels que des injections intra­vitréennes de méthotrexate ou une radiothérapie préférentiellement utilisée à faible dose en consolidation d’une rémission, sont possibles.
Les chimiothérapies intraveineuses sur le modèle des lymphomes cérébraux reposent sur des injections intraveineuses séquentielles de méthotrexate à forte dose. Parfois, une chimiothérapie intensive avec autogreffe de cellules souches hématopoïétiques est nécessaire. D’autres traitements anti-lymphomateux par voie orale, comme des thérapies ciblées ou des immunomodulateurs, sont proposés en seconde ligne ou d’emblée selon l’état du patient. Des traitements novateurs comme l’immunothérapie cellulaire (CAR-T cells) sont en cours d’évaluation. L’évaluation rigoureuse de la réponse au traitement nécessite une coopération étroite entre l’ophtalmologue et l’hématologue, pour ajuster le traitement. Les rechutes oculaires restent fréquentes. Le suivi ophtalmologique, hématologique et par IRM cérébrale au long cours est indispensable.

Dossier : Echographie oculaire L’échographie des tumeurs oculaires
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L’échographie reste un examen de première importance dans le diagnostic différentiel et le suivi des tumeurs de la choroïde. L’analyse en mode B permet une étude structurelle tandis que l’analyse en mode A offre une approche de la caractérisation tissulaire. Ainsi, l’échographie permet le plus souvent d’orienter le diagnostic.
Son intérêt est particulièrement majeur en cas de trouble des milieux. La principale limite de l’échographie reste cependant son caractère opérateur-dépendant ainsi que le fait qu’il s’agisse d’un travail non dédié.

Revues Générales
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La chirurgie de la cataracte chez les patients atteints d’uvéite constitue un véritable défi pour l’ophtalmologiste. Les complications inflammatoires, la fragilité tissulaire et le risque de récidive imposent une prise en charge spécifique, de la sélection des candidats à l’intervention jusqu’au suivi postopératoire. Une maîtrise optimale de l’inflammation est la pierre angulaire de la réussite : les données actuelles recommandent un œil “calme” depuis au moins trois mois avant la chirurgie, associé à une préparation médicamenteuse adaptée, incluant corticostéroïdes, immunosuppresseurs et éventuellement antiviraux prophylactiques selon l’étiologie. Les avancées en phacoémulsification, les implants acryliques hydrophobes et les dispositifs de dilatation pupillaire ont permis d’améliorer significativement les résultats visuels. Néanmoins, le risque de complications, telles que l’œdème maculaire cystoïde, la récidive uvéitique et les hypertonies oculaires, impose une surveillance prolongée et rapprochée. Cet article propose une synthèse pratique et didactique des recommandations récentes pour optimiser la prise en charge chirurgicale des cataractes uvéitiques.

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Hamartome de l’épithélium pigmentaire rétinien

Un patient de 50 ans, sans antécédent médical ni ophtalmologique, est adressé pour la découverte fortuite d’une lésion parapapillaire inférieure de l’œil droit lors d’un examen de routine. L’acuité visuelle est conservée, sans plainte fonctionnelle associée.