Revues Générales
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L’imagerie moderne ultra-grand champ facilite grandement l’évaluation de la surface de la non-perfusion capillaire périphérique dans les occlusions de la veine centrale de la rétine. L’OCT-angiographie (OCT-A), dont le champ d’analyse est de plus en plus grand, permet également une meilleure évaluation de la perfusion des plexus capillaires. L’examen en tomographie par cohérence optique (OCT) de la macula reste indispensable au diagnostic et au suivi, en particulier pour détecter un œdème maculaire et les signes d’ischémie des couches internes. Les injections intravitréennes constituent le traitement de première intention de l’œdème maculaire. La photocoagulation panrétinienne conserve une place essentielle en cas de risque de néovascularisation. Le risque de conversion ischémique n’est que retardé par les anti-VEGF (vascular endothelial growth factor) et impose une surveillance rigoureuse.

Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le glaucome, deuxième cause de cécité irréversible dans le monde [1], demeure un défi de santé publique en raison de son caractère asymptomatique aux stades précoces. Le dépistage précoce constitue donc un enjeu crucial, mais les approches actuelles, souvent opportunistes, restent limitées par un rapport coût/efficacité défavorable et par un trop grand nombre de faux positifs [2]. Les récentes avancées en intelligence artificielle (IA) et en génétique ouvrent des perspectives inédites. L’IA, notamment grâce au “deep learning” (DL), a démontré sa capacité à analyser les images du nerf optique et les champs visuels avec une performance proche, voire supérieure, à celle d’experts [3, 4]. Parallèlement, les études de génétique ont permis d’identifier plus d’une centaine de variants associés au glaucome, rendant possible la construction de scores polygéniques de risque (PRS) [5-7]. Ces outils offrent la possibilité de cibler des sous-populations à haut risque, améliorant ainsi la pertinence du dépistage et réduisant les faux positifs [8, 9]. L’intégration de l’IA et de la génétique dans une stratégie combinée représente une voie prometteuse vers un dépistage plus précis, personnalisé et équitable, bien que des défis demeurent concernant la validation, l’acceptabilité et l’applicabilité dans des populations diverses [10, 11].

Dossier : Stratégies de dépistage du glaucome
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Le glaucome demeure une des premières causes de cécité irréversible dans le monde. Malgré des progrès considérables en matière de diagnostic et de traitement, sa détection précoce demeure un enjeu majeur de santé publique. En 2022, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié de nouvelles recommandations françaises, tandis que la United States Preventive Services Task Force (USPSTF) a réévalué les données disponibles sur le dépistage du glaucome. Ces publications offrent un panorama complet et contrasté : la HAS plaide pour un dépistage ciblé des populations à risque, alors que l’USPSTF conclut à un niveau de preuve insuffisant pour recommander un dépistage de masse systématique. Cet article vise à synthétiser et contextualiser ces recommandations, en intégrant les données quantitatives issues des revues systématiques et des études cliniques récentes.

Revues Générales
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L’imagerie multimodale est essentielle au diagnostic et à l’évaluation de la sévérité de la rétinopathie diabétique (RD), en constante évolution grâce aux avancées dans le domaine de l’OCT-angiographie (OCT-A). L’angiographie à la fluorescéine, bien que largement utilisée, reste invasive et ne permet pas d’analyse détaillée des différents plexus vasculaires. Les imageries OCT-A grand champ améliorent la détection des anomalies périphériques et permettent un suivi précis des patients diabétiques.

Toutefois, des travaux récents ont montré que même les champs les plus larges peuvent ne pas suffire pour le diagnostic des néovaisseaux prérétiniens. L’angiographie conserve donc un rôle clé pour analyser les diffusions et les lésions périphériques. Les deux techniques restent complémentaires pour un diagnostic et un suivi optimal.

Image du mois
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Un patient de 50 ans, sans antécédent médical ni ophtalmologique, est adressé pour la découverte fortuite d’une lésion parapapillaire inférieure de l’œil droit lors d’un examen de routine. L’acuité visuelle est conservée, sans plainte fonctionnelle associée.

Dossier – Endophtalmies postopératoires Intérêt des corticoïdes dans les endophtalmies aiguës
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Les endophtalmies constituent une complication majeure de la chirurgie postopératoire. La plupart des études consacrées aux endophtalmies se sont intéressées à la chirurgie de la cataracte qui reste actuellement la première cause d’endophtalmie en France. Les corticoïdes trouvent une place par leur effet anti-inflammatoire qui viendra compléter l’arsenal thérapeutique que sont les injections intravitréennes d’antibiotiques et la vitrectomie. Si le rationnel scientifique de leur utilisation est solide, la démonstration d’un effet lors des études randomisées des injections de corticoïdes est peu avérée. Toutefois, le consensus professionnel basé sur l’analyse des études précliniques, rétrospectives et prospectives recommande une utilisation précoce de la corticothérapie dans les 48 heures après le début de l’infection par les différentes voies topique, sous-­conjonctivale et intravitréenne. Il est alors préférable d’utiliser la bétaméthasone qui ne contient pas de sulfites.

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