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Rétinologues vs IA pour la détection des fluides intrarétiniens

Le rythme des traitements des formes exsudatives de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est avant tout basé sur l’analyse des images d’OCT et la détection des signes d’activité néovasculaire, principalement représentés par la présence de fluides intrarétiniens (micro-logettes d’œdème) et de fluides sous-rétiniens (décollement séreux rétinien [DSR]).

Interview
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Le rôle de la vitamine D pour le maintien de l’homéostasie du calcium et du phosphore est établi de longue date. Une carence en vitamine D entraîne le rachitisme chez les enfants, l’ostéomalacie chez les adultes et une carence à long terme contribue à l’ostéoporose. Plus récemment, la carence en vitamine D a été associée à d’autres maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, les maladies auto-immunes, des cancers et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). En effet, les données d’études expérimentales et observationnelles récentes suggèrent qu’un déficit même relatif en vitamine D pourrait être un facteur de risque de développer une DMLA.
Des recommandations internationales ont été établies, portant sur la supplémentation en vitamine D, les dosages et la surveillance chez les personnes souffrant ou risquant de souffrir de ces maladies. Néanmoins, des données d’essais randomisés sont encore nécessaires pour déterminer si une supplémentation en vitamine D à long terme a un impact favorable sur le développement ou l’évolution clinique de ces maladies non squelettiques.

Dossier : IA, télémédecine et avenir
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La télé-ophtalmologie se développe de jour en jour et prend une place de plus en plus importante dans les organisations actuelles et à venir. Les médecins se retrouvent pris entre plusieurs feux : la demande des patients pour des délais de rendez-vous toujours plus rapides, le développement de technologies de transmissions de données, la présence d’entreprises qui proposent une gamme de services étendus pour la mise en place de télé-soins, les pouvoirs publics qui favorisent l’émergence du télé-soin sans vraiment en donner les moyens aux acteurs locaux, et l’impératif de qualité du soin et la responsabilisation du soignant vis-à-vis de ses examens.
Il paraît important de faire un point sur les origines de la télémédecine mais aussi sur les possibilités qui en découlent aujourd’hui. On constate un grand écart entre les possibilités théoriques de la télé-­ophtalmologie et ses applications pratiques très encadrées par le législateur.
Que peut-on mettre en place à l’échelle individuelle ? Avec qui ? Comment faire ? Pour quelle rémunération ? Quelles sont les perspectives de développement des différents actes ? Voici autant de questions qui reviennent souvent lorsque l’on discute avec nos confrères et consœurs et qui sont abordées dans cet article.

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Les modèles de prédiction clinique intégrant des techniques modernes d’intelligence artificielle (IA), telles que le deep learning, ont permis d’obtenir une précision de diagnostic à l’échelle humaine grâce à une série de techniques de classification par imagerie. L’ophtalmologie a été à la pointe de ces développements avec le tout premier modèle d’IA autonome approuvé par la FDA en 2018 pour la détection de la rétinopathie diabétique.
Le déploiement de ces modèles pose cependant un certain nombre de défis. La généralisation de leur utilisation pourra en particulier contraster avec un éventail très ciblé des indications utiles. L’IA est susceptible de transformer les modes traditionnels de prestation de soins et cette transformation se fera sans aucun doute en conjonction avec les progrès des approches numériques de la santé, telles que la télémédecine. Ces technologies ne remplaceront pas les ophtalmologistes, mais les cliniciens devront s’adapter à l’évolution du paysage des soins numériques pour tirer le meilleur parti de ces avantages potentiels.

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L’OCT est utilisé de façon quotidienne pour évaluer la présence d’exsudation rétinienne. La mesure la plus souvent utilisée pour quantifier la sévérité de l’exsudation est l’épaisseur maculaire centrale, mais celle-ci reflète de façon variable et inexacte le volume de fluide intrarétinien. La détection automatisée du liquide intra- et/ou sous-rétinien pourrait donc être d’une grande aide en pratique clinique, en diminuant le temps d’interprétation des différentes coupes. Et la quantification automatisée de cette exsudation est, elle, un progrès majeur dans la précision de l’interprétation des OCT.
L’utilisation de ces algorithmes permet par ailleurs d’envisager une prédiction de la charge théra­peutique et d’analyser les critères essentiels qui la déterminent.

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L’IA permet des évolutions dans de nombreux corps de métiers, dont le domaine de la santé visuelle. Qu’il s’agisse de progiciels ou de machines innovantes, elle peut influer la profession optique, notamment en cette période de crise sanitaire.
Afin de répondre à la problématique consistant à savoir ce que l’IA peut apporter à l’opticien, nous décrivons d’abord les différentes facettes du métier d’opticien tel qu’on l’envisage actuellement, puis nous évoquons les avancées de l’intelligence artificielle en ophtalmologie et, enfin, nous envisageons les possibilités de mise en place de tels systèmes chez l’opticien. Étant donné le caractère nouveau et inédit de ces implémentations, il est important de s’interroger sur les problématiques afférentes directement liées à l’utilisation de l’IA en optique touchant aux cotations, à la notion de responsabilité et aux dérives possibles de tels aménagements.

Dossier : IA, télémédecine et avenir
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La notion d’intelligence artificielle (IA) est très répandue dans les médias, dans la communauté médicale, mais de quoi s’agit-il exactement ?
S’agit-il de remplacer le médecin en établissant des diagnostics ?
S’agit-il d’aider le médecin face au patient en suggérant des traitements ?
S’agit-il d’améliorer les examens (imagerie, son…) pour être plus sensible ?
En fait, c’est tout cela et bien plus.

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Classiquement en cas d’amétropie forte, en cas d’anisométropie forte avec risque d’amblyopie, en cas de nystagmus. À l’adolescence s’ajoutent des raisons sportives et/ou esthétiques. Depuis l’apparition de solutions contactologiques pour freiner la myopie chez l’enfant, nous pouvons proposer des lentilles rigides ou souples dans cette indication dès l’âge de 8 ans.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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L’albinisme oculo-cutané est une des formes génotypico-phénotypiques du spectre de l’albinisme. Il se caractérise par une hétérogénéité dans les gènes atteints et donc dans les mécanismes moléculaires sous-tendus par ces gènes. Le phénotype implique différents organes concernés par la pigmentation, y compris l’œil et plus précisément la rétine. En effet, l’hypopigmentation de l’épithélium pigmentaire est associée dans la quasi-totalité des cas à une hypoplasie fovéolaire, qui constitue un des principaux enjeux de l’albinisme parce qu’elle provoque une vision souvent inférieure à la population normo-pigmentée et donc une morbidité.

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L’association entre la choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC) et les glucocorticoïdes a été bien démontrée dans plusieurs études. En effet, il s’agit du facteur de risque le mieux établi de poussée de CRSC.
Toutefois, l’association entre CRSC et syndrome de Cushing, cause principale d’hypercorticisme endo­gène, est plus débattue, probablement du fait de la faible prévalence du syndrome de Cushing.
Certaines études rapportent des cas de CRSC entre 6 et 12 % des patients avec un syndrome de Cushing. Néanmoins, d’après une étude récente de notre service, les formes frustes de CRSC, comme l’épithéliopathie associée à la pachychoroïde, seraient retrouvées chez environ 20 % des patients atteints de syndrome de Cushing.

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La hyalopathie astéroïde, le synchisis étincelant et l’amylose vitréenne sont des pathologies rares de pronostic et de gravité très variables, secondaires à la présence de dépôts vitréens phosphocalciques, lipidiques ou protéiques. La hyalopathie astéroïde est souvent confondue avec le synchisis étincelant. Les circonstances de survenue, l’aspect des cristaux et l’examen dynamique du vitré permettent de différencier ces deux entités. Le retentissement visuel est habituellement modeste et il est rarement nécessaire de proposer un traitement chirurgical.
L’amylose vitréenne, quant à elle, rentre dans le cadre des amyloses héréditaires à transthyrétine. L’infiltration vitréenne est parfois révélatrice de la maladie, sa découverte impose la réalisation d’un bilan systémique complet à la recherche d’une atteinte cardiaque ou neurologique. Les dépôts vitréens peuvent être responsables d’une baisse de vision sévère, justifiant la réalisation d’une vitrectomie. Les résultats fonctionnels sont bons mais le pronostic reste conditionné par la survenue d’un glaucome secondaire ou d’une angiopathie rétinienne.

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