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DMLA : hyporéflectivité sous-rétinienne transitoire

L’article publié par l’équipe de Créteil dans le numéro d’avril de Retina décrit une nouvelle entité sémiologique en OCT : l’hyporéflectivité sous-rétinienne transitoire (HSRT). Il s’agit d’une lésion ronde de petite taille à bords bien délimités, que l’on peut repérer sur les coupes d’OCT-B (fig. 1). Cette zone hyporéflective peut être observée chez des patients atteints de maculopathie liée à l’âge (MLA) ou de DMLA.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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On assiste actuellement à une véritable épidémie mondiale de myopie, particulièrement marquée dans les pays du Sud-Est asiatique où plus de 80 % des jeunes sont myopes. Le nombre de myopes au niveau mondial a été évalué à 2,6 milliards en 2020, dont 399 millions de myopes forts. En Europe, environ 50 % des jeunes adultes sont myopes et 5 % sont myopes forts. En France, les quelques données disponibles semblent confirmer ces chiffres.
La très grande prévalence de la myopie pose le problème du coût et de l’accès à la correction optique (6,3 milliards d’euros en France, dont 1,7 milliard de reste à charge pour les ménages), mais également celui des nombreuses complications oculaires, faisant craindre une augmentation des cas de déficiences visuelles irréversibles. Il apparaît crucial de documenter l’évolution de cette épidémie de myopie dans les années futures.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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Après quelques années de distanciel à cause de l’épidémie de COVID-19, ce numéro de printemps de la Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine, publiée sous l’égide du Club Francophone des Spécialistes de la Rétine (CFSR), est l’occasion de se réjouir de nos retrouvailles durant la journée du CSFR, en marge de la Société française d’ophtalmologie. En attendant cet événement, nous pouvons déjà lire avec plaisir ce numéro comportant des articles de grande qualité, notamment sur un sujet dont l’importance pour l’avenir de la santé visuelle commence à être au premier plan : la myopie, en particulier pathologique.

L'année ophtalmologique 2021
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Le millésime 2021 de L’Année ophtalmologique est un cru particulièrement riche en nouveautés, tant sur le plan de la compréhension que des traitements des pathologies de la surface oculaire (SO). Nous avons dû, comme toujours, effectuer une sélection (forcément subjective) de quelques publications marquantes qui changent déjà ou pourraient changer nos pratiques. Nous commencerons par aborder le rôle du microbiote dans la physiologie et la pathologie de la SO, et l’utilisation potentielle du microbiote intestinal pour réguler l’inflammation de la SO. Nous évoquerons ensuite les derniers développements des lumières thérapeutiques dans le traitement des dysfonctions des glandes meibomiennes (DGM), puis le développement d’un nouveau spray intranasal pour traiter la sécheresse oculaire et, enfin, les effets oculaires – pour le moins paradoxaux – du dupilumab, un médicament ayant révolutionné la prise en charge de la dermatite atopique.

Revues Générales
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L’uvéite intermédiaire est une inflammation du vitré et de la rétine périphérique. Elle peut se compliquer d’œdème maculaire, d’œdème papillaire, de cataracte, de membrane épirétinienne et de vascularites, pouvant mettre en jeu le pronostic visuel. Nous présentons ici le bilan de l’inflammation, de gravité, étiologique et préthérapeutique.

Revues Générales
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L’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) est rare chez le sujet jeune. Le facteur de risque le plus souvent retrouvé est l’hypertonie oculaire. Nous rapportons le cas d’un jeune patient se présentant aux urgences pour une baisse visuelle brutale unilatérale, chez qui l’examen a révélé une OVCR de type A avec un blanc périveinulaire sur une hypertonie oculaire. Devant un angle fermé à la gonioscopie, une biomicroscopie ultrasonore a été réalisée, mettant en évidence une polykystose iridociliaire. À notre connaissance, c’est le premier cas publié dans la littérature d’une OVCR secondaire à une polykystose iridociliaire.
Chez ce jeune patient, le blanc périveinulaire a disparu au bout de 2 semaines, laissant place à une atrophie maculaire sévère. L’iridotomie au laser YAG est un moyen d’ouverture partielle de l’angle iridocornéen, mais un traitement hypotonisant doit être introduit.

Revues Générales
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Le nombre de Lasik ne cesse d’augmenter depuis 25 ans. Du traitement de la simple erreur réfractive à la correction de l’amétropie post-kératoplastie transfixiante, son application s’est étendue à de nombreuses indications. Son efficacité à long terme, sa prédictibilité et sa sécurité sont maintenant bien établies. Cependant, en raison de la création d’une interface entre le capot et le stroma sous-jacent, des complications peuvent survenir telles que la kératite infectieuse, la kératite lamellaire diffuse et l’invasion épithéliale.
L’invasion épithéliale post-Lasik (IEPL) est une complication peu fréquente qui survient généralement en postopératoire précoce. Elle peut engendrer un grand nombre de présentations cliniques, allant de simples modifications asymptomatiques de l’interface à un déficit visuel grave et une nécrose du capot nécessitant une kératoplastie. L’IEPL peut généralement être traitée par un débridement mécanique de l’interface, des mesures supplémentaires peuvent cependant être nécessaires.

Revues Générales
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Motif fréquent de consultation chez l’enfant, les manifestations allergiques oculaires restent encore souvent négligées dans leur prise en charge diagnostique et thérapeutique. Est-ce par désintérêt ou méconnaissance ?
Quoi qu’il en soit, bien les connaître est un gage de bonne prise en charge pour l’enfant, tant d’un point de vue clinique qu’en termes de qualité de vie aujourd’hui et dans sa future vie d’adulte.

Revues Générales
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Potentiellement cécitant, le glaucome est une neuropathie optique progressive longtemps asymptomatique. L’hypertonie oculaire en est le principal facteur de risque modifiable. L’atteinte de la pression intraoculaire cible, pression à laquelle le glaucome ne progresse pas et qui permet la stabilisation de la fonction visuelle pour la meilleure qualité de vie possible, reste l’objectif principal de sa prise en charge. L’absence d’atteinte de cette pression cible, malgré un traitement médical bien observé et/ou du laser, l’intolérance aux collyres ou la contre-indication aux traitements médicamenteux sont les indications de la chirurgie.
Les découvertes récentes et la perpétuelle recherche de dispositifs chirurgicaux micro-invasifs efficaces pour atteindre une pression intraoculaire cible tout en ayant le moins d’effets indésirables pourraient remettre en question l’importance et la place des chirurgies filtrantes dites conventionnelles en 2022.

Revues Générales
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L’OCT est devenu un outil indispensable dans le diagnostic et le suivi des pathologies maculaires. Il permet la détection des néovaisseaux maculaires ainsi que des signes exsudatifs témoignant de l’activité néovasculaire, nécessitant un traitement par injections intravitréennes d’anti-VEGF.
Cependant, certains signes OCT non exsudatifs peuvent mimer du liquide intra- ou sous-rétinien comme les kystes dégénératifs, les tubulations de la rétine externe, l’hyporéflectivité sous-rétinienne transitoire, l’hyperréflectivité sous-rétinienne non exsudative, l’ouverture de l’épithélium pigmentaire rétinien, la wedge-shaped subretinal hyporeflectivity ou “plateau” et la wedge-shaped hyporeflective band. Il est donc primordial de savoir les reconnaître.

Revues Générales
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Malgré la place potentielle des traitements préventifs au cours de la rétinopathie diabétique, il n’existe pas de traitement injectable par voie intravitréenne autorisé ou réaliste à l’heure actuelle. Seul l’équilibre glycémique et tensionnel est recommandé. En effet, les traitements anti-VEGF qui ont été testés dans cette indication, même s’ils limitent le risque d’évolution vers une forme à haut risque, ne démontrent pas de bénéfice visuel à 2 ans. Et ce, au prix d’un traitement contraignant et coûteux.
L’espoir d’un traitement préventif passera peut-être par un ciblage plus précis des patients à haut risque évolutif et/ou l’utilisation de molécules à durée d’action plus prolongée permettant un fardeau thérapeutique acceptable.