Revues Générales

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Le syndrome d’Irvine-Gass (œdème maculaire cystoïde post-chirurgie de cataracte) est une cause fréquente de baisse d’acuité visuelle, qui en fait un défi au quotidien pour les ophtalmologistes. Le manque de données actuelles rend encore difficile l’élaboration d’un protocole de prise en charge standardisé. Cependant, un traitement semble faire consensus avec une part préventive essentielle et une autre curative, assimilée à une escalade thérapeutique.
Ce syndrome, par sa fréquence et son impact clinique, reste un sujet au cœur des préoccupations. De nouvelles thérapeutiques tendent à émerger mais nécessitent encore à l’heure actuelle d’être évaluées.

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L’échographie reste un examen de première importance dans le diagnostic différentiel et le suivi des tumeurs de la choroïde. L’analyse avec le mode A permet une approche tissulaire. L’intérêt est majeur en cas de trouble des milieux. Sa principale limite est le caractère opérateur-dépendant et le travail non dédié.
L’OCT, avec une analyse fine de la choroïde et la visualisation des interactions avec les tissus avoisinants, représente un véritable outil diagnostique pour les tumeurs choroïdiennes de faible épaisseur et rétro-équatoriales. Il permet de visualiser des lésions planes du pôle postérieur non détectables à l’échographie.
L’échographie et l’OCT sont des techniques complémentaires gardant leurs indications respectives.

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Les pathologies génétiques de la rétine et du nerf optique sont épidémiologiquement, cliniquement et génétiquement hétérogènes. Leur prise en charge impose une certaine rigueur sémiologique pour aboutir à une suspicion diagnostique et, in fine, au diagnostic étiologique, c’est-à-dire mettre en évidence le ou les variants dans le gène causal.
Les centres de référence, le plus souvent hospitaliers, constituent souvent la pierre angulaire de la prise en charge, mais l’orientation diagnostique initiale suite aux plaintes fonctionnelles (héméralopie, baisse d’acuité visuelle, photophobie, constriction du champ visuel…), le dépistage et l’enquête autour d’un cas peuvent se dérouler dans un cabinet d’ophtalmologie. La démarche consiste alors en un interrogatoire, un examen clinique soigneux, une imagerie multimodale de qualité, et des explorations fonctionnelles et psychophysiques orientées.

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L’uvéite représente près de 10 % des causes de cécité légale dans les pays développés,
notamment dans une population en âge de travailler. Heureusement, c’est une pathologie peu fréquente, dont l’incidence annuelle se situe entre 17 et 52 nouveaux cas/100 000 habitants/an.
Les uvéites nécessitent un diagnostic prompt afin de réaliser un traitement adapté et précoce. Les ophtalmologistes de ville peuvent les prendre en charge initialement, avec l’analyse du type d’uvéite et de ses complications et la réalisation du bilan étiologique précis et orienté. Les patients peuvent ensuite être adressés dans les centres de référence lorsque le cas est grave, difficile ou nécessite une hospitalisation.

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L’uvéite intermédiaire est une inflammation du vitré et de la rétine périphérique. Elle peut se compliquer d’œdème maculaire, d’œdème papillaire, de cataracte, de membrane épirétinienne et de vascularites, pouvant mettre en jeu le pronostic visuel. Nous présentons ici le bilan de l’inflammation, de gravité, étiologique et préthérapeutique.

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L’occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) est rare chez le sujet jeune. Le facteur de risque le plus souvent retrouvé est l’hypertonie oculaire. Nous rapportons le cas d’un jeune patient se présentant aux urgences pour une baisse visuelle brutale unilatérale, chez qui l’examen a révélé une OVCR de type A avec un blanc périveinulaire sur une hypertonie oculaire. Devant un angle fermé à la gonioscopie, une biomicroscopie ultrasonore a été réalisée, mettant en évidence une polykystose iridociliaire. À notre connaissance, c’est le premier cas publié dans la littérature d’une OVCR secondaire à une polykystose iridociliaire.
Chez ce jeune patient, le blanc périveinulaire a disparu au bout de 2 semaines, laissant place à une atrophie maculaire sévère. L’iridotomie au laser YAG est un moyen d’ouverture partielle de l’angle iridocornéen, mais un traitement hypotonisant doit être introduit.

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Le nombre de Lasik ne cesse d’augmenter depuis 25 ans. Du traitement de la simple erreur réfractive à la correction de l’amétropie post-kératoplastie transfixiante, son application s’est étendue à de nombreuses indications. Son efficacité à long terme, sa prédictibilité et sa sécurité sont maintenant bien établies. Cependant, en raison de la création d’une interface entre le capot et le stroma sous-jacent, des complications peuvent survenir telles que la kératite infectieuse, la kératite lamellaire diffuse et l’invasion épithéliale.
L’invasion épithéliale post-Lasik (IEPL) est une complication peu fréquente qui survient généralement en postopératoire précoce. Elle peut engendrer un grand nombre de présentations cliniques, allant de simples modifications asymptomatiques de l’interface à un déficit visuel grave et une nécrose du capot nécessitant une kératoplastie. L’IEPL peut généralement être traitée par un débridement mécanique de l’interface, des mesures supplémentaires peuvent cependant être nécessaires.

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Motif fréquent de consultation chez l’enfant, les manifestations allergiques oculaires restent encore souvent négligées dans leur prise en charge diagnostique et thérapeutique. Est-ce par désintérêt ou méconnaissance ?
Quoi qu’il en soit, bien les connaître est un gage de bonne prise en charge pour l’enfant, tant d’un point de vue clinique qu’en termes de qualité de vie aujourd’hui et dans sa future vie d’adulte.

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Potentiellement cécitant, le glaucome est une neuropathie optique progressive longtemps asymptomatique. L’hypertonie oculaire en est le principal facteur de risque modifiable. L’atteinte de la pression intraoculaire cible, pression à laquelle le glaucome ne progresse pas et qui permet la stabilisation de la fonction visuelle pour la meilleure qualité de vie possible, reste l’objectif principal de sa prise en charge. L’absence d’atteinte de cette pression cible, malgré un traitement médical bien observé et/ou du laser, l’intolérance aux collyres ou la contre-indication aux traitements médicamenteux sont les indications de la chirurgie.
Les découvertes récentes et la perpétuelle recherche de dispositifs chirurgicaux micro-invasifs efficaces pour atteindre une pression intraoculaire cible tout en ayant le moins d’effets indésirables pourraient remettre en question l’importance et la place des chirurgies filtrantes dites conventionnelles en 2022.

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L’OCT est devenu un outil indispensable dans le diagnostic et le suivi des pathologies maculaires. Il permet la détection des néovaisseaux maculaires ainsi que des signes exsudatifs témoignant de l’activité néovasculaire, nécessitant un traitement par injections intravitréennes d’anti-VEGF.
Cependant, certains signes OCT non exsudatifs peuvent mimer du liquide intra- ou sous-rétinien comme les kystes dégénératifs, les tubulations de la rétine externe, l’hyporéflectivité sous-rétinienne transitoire, l’hyperréflectivité sous-rétinienne non exsudative, l’ouverture de l’épithélium pigmentaire rétinien, la wedge-shaped subretinal hyporeflectivity ou “plateau” et la wedge-shaped hyporeflective band. Il est donc primordial de savoir les reconnaître.

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