Revues Générales

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L’imagerie moderne ultra-grand champ facilite grandement l’évaluation de la surface de la non-perfusion capillaire périphérique dans les occlusions de la veine centrale de la rétine. L’OCT-angiographie (OCT-A), dont le champ d’analyse est de plus en plus grand, permet également une meilleure évaluation de la perfusion des plexus capillaires. L’examen en tomographie par cohérence optique (OCT) de la macula reste indispensable au diagnostic et au suivi, en particulier pour détecter un œdème maculaire et les signes d’ischémie des couches internes. Les injections intravitréennes constituent le traitement de première intention de l’œdème maculaire. La photocoagulation panrétinienne conserve une place essentielle en cas de risque de néovascularisation. Le risque de conversion ischémique n’est que retardé par les anti-VEGF (vascular endothelial growth factor) et impose une surveillance rigoureuse.

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L’imagerie multimodale est essentielle au diagnostic et à l’évaluation de la sévérité de la rétinopathie diabétique (RD), en constante évolution grâce aux avancées dans le domaine de l’OCT-angiographie (OCT-A). L’angiographie à la fluorescéine, bien que largement utilisée, reste invasive et ne permet pas d’analyse détaillée des différents plexus vasculaires. Les imageries OCT-A grand champ améliorent la détection des anomalies périphériques et permettent un suivi précis des patients diabétiques.

Toutefois, des travaux récents ont montré que même les champs les plus larges peuvent ne pas suffire pour le diagnostic des néovaisseaux prérétiniens. L’angiographie conserve donc un rôle clé pour analyser les diffusions et les lésions périphériques. Les deux techniques restent complémentaires pour un diagnostic et un suivi optimal.

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Les agonistes du GLP-1 (a-GLP1) sont indiqués dans le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité. Les données de la littérature ont mis en évidence un risque d’aggravation d’une rétinopathie diabétique possiblement en lien avec une équilibration trop rapide de la glycémie.
Par ailleurs, un surrisque de neuropathie optique ischémique non artéritique, notamment dans les mois suivant l’introduction des a-GLP1, semble exister.
Ces complications devront être prises en compte et mesurées avant toute instauration du traitement.

Revues Générales Dégénérescence maculaire liée à l’âge et chirurgie de la cataracte
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La chirurgie de la cataracte, chez le patient atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), reste une intervention à programmer dès lors que l’examen du fond d’œil devient difficile, ou que le patient se plaint d’une diminution de son acuité visuelle ou de sa qualité de vision, alors que l’état maculaire est stable. Il est important de bien anticiper la chirurgie techniquement du fait d’un risque de rupture capsulaire augmenté. Il convient de rassurer le patient quant à la probable absence d’induction ou d’aggravation de la DMLA à attendre après chirurgie de la cataracte, dans l’état actuel des connaissances. Injections intra¬vitréennes et chirurgie de la cataracte peuvent avoir lieu simultanément sans surrisque.

Revues Générales Green cataracte : réduire l’empreinte carbone en chirurgie de la cataracte
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La chirurgie de la cataracte est aujourd’hui l’intervention chirurgicale la plus pratiquée au monde. Si les progrès technologiques ont permis d’améliorer considérablement les résultats visuels, l’impact environnemental de cette activité reste encore largement sous-estimé. Les emballages surdimensionnés des implants intra-oculaires, l’utilisation massive de notices papier multilingues, les systèmes injecteurs à usage unique et les contraintes logistiques liées au stockage représentent des sources importantes de déchets et d’émissions de carbone. Cet article propose une réflexion sur la réduction de l’empreinte écologique de la chirurgie de la cataracte à travers des mesures simples et réalistes : dématérialisation des notices d’utilisation, réduction des emballages, développement des injecteurs réutilisables, optimisation des stocks et amélioration de la logistique hospitalière. Les données issues de travaux récents montrent que des modifications apparemment modestes pourraient générer des économies substantielles en papier, en plastique et en émissions liées au transport. Au-delà d’une démarche environnementale, cette transition pourrait également améliorer l’accès aux implants premium et rationaliser l’organisation des blocs opératoires. L’ophtalmologie moderne ne peut plus se limiter à la précision chirurgicale : elle doit désormais intégrer la durabilité dans ses critères de qualité des soins.

Revues Générales Émulsions cationiques en ophtalmologie
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La plupart des collyres classiques présentent une biodisponibilité limitée en raison du renouvellement lacrymal et du clignement, limitant leur efficacité. Les émulsions cationiques ont été développées pour optimiser le temps de contact avec la surface oculaire grâce à une interaction électrostatique avec la surface oculaire chargée négativement. Elles permettent également de stabiliser le film lacrymal via un apport lipidique et d’optimiser la délivrance de molécules lipophiles. Leur utilisation est particulièrement pertinente dans des pathologies chroniques telles que la sécheresse oculaire, le glaucome ou les allergies sévères. Les études cliniques montrent une amélioration des signes objectifs et une bonne tolérance, notamment en l’absence de conservateurs. Si des études en vraie vie et à très grande échelle permettront dans l’avenir d’évaluer la tolérance à très long terme, ces formulations offrent des perspectives prometteuses en termes de vectorisation médicamenteuse et de médecine personnalisée.

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L’acute annular outer retinopathy (AAOR), décrite en 1995, est une affection rare de la rétine externe initialement considérée comme une variante de l’acute zonal occult outer retinopathy (AZOOR). L’avènement de l’imagerie multi­modale (tomographie par cohérence optique [OCT], autofluorescence) a permis d’élargir le spectre clinique et de regrouper sous le terme plus large d’acute outer retinopathy (AOR) diverses présentations (annulaire, sectorielle, périveineuse, ponctuée). Les symptômes incluent surtout photopsies et scotomes. L’OCT révèle un signe spécifique (ASHH ou angular sign of Henle fiber layer hyperreflectivity) traduisant une atteinte sévère des photorécepteurs, suivi d’une atrophie de la couche nucléaire externe. L’évolution est stéréotypée : extension rapide initiale en quelques semaines, stabilisation, puis séquelles atrophiques pigmentées. Le pronostic visuel est variable, 70 % des patients conservant > 5/10e mais 20 % évoluant vers la cécité légale. Aucun traitement n’a prouvé son efficacité, malgré les essais de corticoïdes, immunosuppresseurs ou antiviraux. La prise en charge repose sur la surveillance clinique et multimodale, avec une attention particulière au risque paranéoplasique. L’identification précoce évite les confusions diagnostiques et oriente le bilan étiologique. Les signatures de l’AOR en imagerie multimodale permettent de mieux la distinguer d’autres entités, comme le MEWDS (multiple evanescent white dot syndrome) ou le MORR (multizonal outer retinopathy and retinal pigment epitheliopathy).

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L’échographie conserve, en ce début 2026, une place essentielle dans le bilan préopératoire de la chirurgie de la cataracte ou d’implantation secondaire, en particulier dans les situations où l’examen clinique et la biométrie optique sont limités par un trouble des milieux ou une mydriase incomplète. Elle permet non seulement la mesure de la longueur axiale, mais également le dépistage d’anomalies du segment postérieur, contribuant ainsi à optimiser la prise en charge du patient et à réduire les risques de complications per- et postopératoires.