Altitude et chirurgie vitréorétinienne avec tamponnement : risques, précautions et alternatives

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L’utilisation des gaz intraoculaires est incontournable en chirurgie vitréorétinienne (CRV), notamment dans la prise en charge de pathologies telles que les trous maculaires (TM) ou encore les décollements de rétine (DR) rhegmatogènes. Les caractéristiques physiques des gaz imposent des précautions d’emploi en période postopératoire, comme l’interdiction de monter en altitude au-delà de 800 m ou de monter à bord d’un aéronef pendant la durée du tamponnement. Les variations de pression atmosphérique peuvent entraîner une expansion des gaz, augmentant ainsi le risque d’hyper­tonie oculaire (HTO). En France, les CRV sont majoritairement réalisées en plaine. Certaines régions montagneuses nous mettent au défi de confronter la meilleure indication de tamponnement à l’impératif du retour au domicile pour le patient (parfois en altitude), ou devant traverser une zone de haute altitude. Cet article explore, pour les cas énoncés, les précautions nécessaires et les alternatives possibles.

Principes physiques des gaz intraoculaires

La mécanique et la géométrie de la bulle nécessaire selon la pathologie à traiter ont été décrites par les docteurs Parver et Lincoff [1, 2].

Selon la loi de Boyle-Mariotte, quand la pression atmosphérique diminue (en altitude), le volume de gaz augmente de manière linéaire (pression x volume = constante). Lors de la phase d’expansion, en postopératoire précoce, la loi de Dalton s’applique aussi et accentue le phénomène : les rapports de pression partielle des différents composants du mélange sont modifiés lors de la prise d’altitude, et la pression partielle relative du gaz expansif augmente, favorisant le risque d’HTO.

Risque[...]

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À propos de l’auteur

VISIS, Perpignan.