Auteur Behar-Cohen F.

Centre de Recherche des Cordeliers, Sorbonne Université, Université de Paris, Inserm, From physiopathology of retinal diseases to clinical advances, PARIS ; Service d’Ophtalmologie, Ophtalmopôle, Hôpital Cochin, Université de PARIS.

Revues Générales Glucocorticoïdes : sont-ils contre-indiqués dans la choriorétinite séreuse centrale ?
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La choriorétinite séreuse centrale (CRSC) est une maladie touchant la choroïde et la rétine, associée à une vasodilatation veineuse et à une dysrégulation hémodynamique. Elle provoque un décollement séreux de la rétine, souvent réversible, mais pouvant entraîner une perte de vision dans certains cas chroniques. Elle touche principalement les hommes d’âge moyen et peut être influencée par des facteurs génétiques, anatomiques et hormonaux.
Les glucocorticoïdes (GCs) systémiques doivent être évités chez les patients atteints de CRSC. L’administration intraoculaire semble sans risque et pourrait être envisagée comme traitement dans des cas résistants. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour préciser ces recommandations.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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La choroïde est explorée en pratique courante par des méthodes d’imagerie qui visualisent les composants vasculaires de sa structure. Les composants cellulaires et neuronaux qui ne sont pas accessibles à l’observation régulent le système vasculaire choroïdien. Ils produisent et libèrent des substances vasoactives, neuromodulatrices et immunomodulatrices indispensables à la régulation des fonctions essentielles de la choroïde. Le système nerveux autonome y occupe une place centrale, sous-estimée, non explorée en pratique courante et encore peu comprise.

DMLA
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La lumière bleue peut induire des lésions rétiniennes par interaction avec la lipofuscine dont le pic d’absorption se situe à 460 nm. Une irradiation rétinienne excessive dans le spectre de la lumière visible génère également des lésions rétiniennes. Les études épidémiologiques suggèrent qu’une exposition cumulée à la lumière solaire pourrait favoriser la survenue d’une DMLA. Qu’en est-il du risque lié à l’exposition à des lumières artificielles ? En particulier, les diodes électroluminescentes (LED) blanches, dont le spectre d’émission comporte un pic dans le bleu et des luminances très élevées, doivent être utilisées avec précaution. Des règles d’utilisation doivent être diffusées afin d’en limiter les risques.