Auteur Bouheraoua N.

CHNO des Quinze-Vingts, Institut de la Vision, Sorbonne Université, PARIS.

Revues Générales Prise en charge des trous maculaires en 2025
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Cet article propose une mise au point didactique, la plus exhaustive possible, sur la prise en charge des trous maculaires idiopathiques en 2025. Il s’inscrit dans un contexte d’évolution rapide des techniques chirurgicales, où les approches traditionnelles sont désormais complétées, voire remplacées, par des stratégies innovantes. Nombreuses et diversifiées, il est parfois difficile de les hiérarchiser dans ses choix thérapeutiques. L’objectif est d’offrir un cadre de réflexion actualisé et structuré, en fonction de la taille du trou, de son caractère primitif ou réfractaire, et des enjeux visuels du patient. L’analyse s’appuie notamment sur les études randomisées et méta-analyses les plus récentes, et dresse un panorama détaillé des techniques actuelles avec publications princeps, en exposant leurs modalités opératoires, leurs résultats attendus et leurs limites. Sont ainsi examinées de façon critique les options allant des méthodes conventionnelles aux approches les plus complexes : volet ou “flap” de membrane limitante interne (ILM), avec variantes de pelage et positionnement du flap, membrane amniotique humaine (MAh), greffe de rétine autologue… L’ensemble vise à guider la décision chirurgicale selon une approche personnalisée, raisonnée et fondée sur les preuves.

Revues Générales
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La neurotisation cornéenne mini-invasive est une approche chirurgicale innovante de réinnervation de la cornée. Elle permet de prendre en charge les kératopathies neurotrophiques réfractaires. Une repousse nerveuse est objectivée en microscopie confocale dès le 3e mois postopératoire et une récupération de la sensibilité cornéenne dès le 6e mois. La réhabilitation visuelle par greffe de cornée peut alors être envisagée si nécessaire une fois l’innervation retrouvée chez des patients pour lesquels aucun traitement n’était jusqu’alors envisageable.

Dossier : Œil et maladies de système
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Les pathologies immunitaires de la cornée ont en commun l’inflammation d’origine immunitaire de la cornée. Il s’agit de pathologies non infectieuses, mais parfois déclenchées par des agents infectieux. Excepté pour les formes typiques, le diagnostic étiologique est souvent long et parfois difficile à affirmer. Il repose sur les caractéristiques cliniques de la kératite, sur l’atteinte palpébrale, conjonctivale et cutanée et sur les résultats des explorations biologiques. Les prélèvements microbiologiques sont souvent nécessaires pour éliminer des pathologies infectieuses, notamment l’herpès.
La kératite peut prendre l’aspect d’une kératite ponctuée superficielle, d’un ulcère, d’une kératite sèche, d’une néovascularisation superficielle ou profonde ou d’une fibrose. Ces diffé-rents syndromes peuvent être associés. L’avis d’un médecin interniste ou d’un dermatologue est souvent utile pour préciser certains diagnostics étiologiques, prescrire et surveiller un éventuel traitement immunosuppresseur.
Le traitement varie selon l’étiologie. Il repose souvent sur la corticothérapie locale. La ciclos-porine en collyre peut être utile dans certaines pathologies, et un traitement général immuno-suppresseur est nécessaire dans les formes les plus graves.