Problème de la définition
Le problème de la définition du glaucome demeure encore aujourd’hui [1]. Il est vrai qu’au XVIIIe siècle, le glaucome était toujours confondu avec la cataracte, puis essentiellement centré sur la pression intraoculaire (PIO), et enfin axé sur le nerf optique [2]. En fait, le pluriel serait plus adapté que le singulier pour parler des glaucomes, car les présentations cliniques sont nombreuses, regroupant ainsi des entités différentes, qui seront peut-être démembrées plus tardivement. D’autre part, il est davantage indiqué de parler de spectre que de glaucome à proprement parler. En effet, une crise aiguë de fermeture de l’angle n’est pas systématiquement un glaucome puisqu’un nombre substantiel de crises aiguës de fermeture de l’angle n’aboutit fort heureusement pas à une neuropathie optique glaucomateuse (NOG), grâce à un traitement adéquat et rapidement mis en œuvre [3]. Avec le même raisonnement, l’hypertonie oculaire est très fréquente, mais dans sa définition même, elle exclut une neuropathie optique glaucomateuse. Elle appartient néanmoins au spectre des glaucomes.
Il est donc possible de distinguer des glaucomes manifestes, c’est-à-dire où la certitude d’une NOG est très forte, et à l’opposé une absence manifeste de NOG, ce groupe regroupant deux entités ; d’une part les neuropathies optiques non glaucomateuses, d’autre part les sujets sains. Entre glaucomes manifestes et absence manifeste de NOG existent de nombreux cas où l’on ne peut pas trancher clairement, c’est le groupe des sujets à risque, “glaucoma suspects” en anglais [4].
Suivant le test employé, la définition du glaucome sera très différente, de même que la prévalence. Par exemple, dans la Rotterdam[...]
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