Les occlusions de la veine centrale de la rétine à l’ère des anti-VEGF et de l’imagerie grand champ

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Les occlusions de la veine centrale de la rétine (OVCR) résulteraient d’une thrombose veineuse au niveau de la lame criblée du nerf optique, entraînant une augmentation de la pression veineuse, une stase capillaire, une hypoxie rétinienne et une rupture secondaire de la barrière hémato-rétinienne. La mauvaise oxygénation de la rétine induit une surexpression de facteurs de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF, vascular endothelial growth factor) et une diminution relative des facteurs anti-angiogéniques, ce qui favorise l’apparition d’un œdème maculaire cystoïde (OMC) et la néovascularisation.

Quand la veine centrale se divise avant la lame criblée, l’obstruction ne peut concerner qu’un seul tronc. On parle alors d’occlusion d’une hémi-veine centrale. La physiopathogénie commune aux OVCR et aux hémi-OVCR fait que ces deux entités sont souvent classées dans le même groupe, en opposition aux occlusions de branche.

Les facteurs de risque majeurs sont l’âge, l’hypertension artérielle et l’hypertonie intraoculaire. Chez le sujet jeune, un bilan de vascularite ou d’hémopathie peut être réalisé. Il a par ailleurs été montré que les occlusions veineuses rétiniennes étaient associées à un risque accru d’accident thromboembolique. Il convient donc d’orienter le patient vers le cardiologue ou le médecin généraliste afin de réaliser un bilan cardiovasculaire complet et instaurer la prévention adéquate [1].

Le spectre clinique des OVCR s’étend des formes dites modérées, bien perfusées, avec une bonne acuité initiale et dont l’évolution sera le plus souvent spontanément favorable ; aux formes sévères, ischémiques, avec acuité visuelle < 2/10, et associées à un haut risque de néovascularisation. Entre les deux, se situent les formes bien perfusées mais associées à un OMC qui va réduire l’acuité visuelle. La phase aigüe des OVCR non traitées dure 3 à 6 mois, pendant lesquels il y a un risque d’apparition d’un OMC ou de conversion ischémique [2, 3].

Le diagnostic et la prise en charge des OVCR ont profondément évolué au cours des trente dernières années. L’évaluation de l’ischémie rétinienne au bilan initial et au cours du suivi reste néanmoins toujours un élément central. Les nouvelles techniques d’imagerie ont permis de mieux[...]

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À propos de l’auteur

Centre ophtalmologique de l’Odéon, Hôpital Lariboisière, Université Paris-Diderot, Sorbonne Paris Cité, PARIS.