Auteur Gatinel D.

Hôpital Fondation Rothschild, PARIS.

Revues Générales
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Dans le kératocône, le module d’élasticité cornéenne et la résistance à la déformation sont réduits. Il en résulte une protrusion cornéenne, un astigmatisme irrégulier et une aberration optique secondaire. Ainsi, la restauration visuelle dans les kératocônes avancés nécessite souvent une intervention chirurgicale. La kératoplastie transfixiante, longtemps considérée comme traitement de référence, est de nos jours remplacée par la kératoplastie lamellaire antérieure profonde (KLAP) [1].

Calcul d'implant
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Le retrait du cristallin et son remplacement par une lentille intraoculaire constituent l’acte chirurgical le plus fréquemment réalisé dans le monde. L’essor de la chirurgie réfractive et l’introduction de lentilles toriques, multifocales et à profondeur de champ étendue contribuent à accroître la dimension réfractive de la chirurgie de la cataracte. La mesure biométrique préopératoire s’accompagne d’un calcul prédictif : celui de la puissance optique de la lentille destinée à remplacer le cristallin et à permettre à l’œil opéré d’atteindre l’objectif de correction visé.

L'année ophtalmologique 2022
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À l’instar de nombreuses autres spécialités ophtalmologiques et médicales, la chirurgie réfractive n’échappe pas à la déferlante des applications issues du domaine de l’intelligence artificielle (IA). Le concept du “big data” a pris corps en médecine grâce au développement accéléré de la digitalisation des contenus, sous la forme de bases de données, de registres de maladies et de la télémédecine. L’essor de la chirurgie réfractive et le développement conjoint des technologies de stockage ont permis d’amasser au fil du temps des quantités considérables de données qui peuvent être utilisées par les outils puissants que sont l’apprentissage automatique (machine learning) et l’apprentissage profond (deep learning).

Revues Générales
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La conjonction d’une douleur et d’une rougeur oculaire persistante chez un patient porteur de lentilles doit faire l’objet d’une attention particulière. Un grattage cornéen et un examen méticuleux permettent une bonne prise en charge afin d’éviter les séquelles visuelles graves. La kératite amibienne en l’occurrence est une affection redoutable dont le diagnostic peut être difficile au début. Cette infection oculaire a été rapportée pour la première fois en 1974 au Royaume-Uni [1]. Depuis, les cas se sont succédés.
Nous rapportons une observation récente que nous avons documentée avec une iconographie située à la fin de cet article. Nous discuterons les différentes modalités de diagnostic, de traitement et de suivi d’une kératite amibienne, avec un point sur le rôle de l’imagerie, notamment l’OCT cornéen, dans le diagnostic et le suivi de la kératite amibienne. Nous discuterons aussi des nouvelles percées thérapeutiques qui pourraient être prometteuses.

L'année ophtalmologique 2021
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Depuis plus d’une décennie, la chirurgie réfractive n’a pas connu de réelle révolution, mais d’importantes évolutions ont permis de gagner en sécurité et en précision au sein des 3 classes principales qui constituent l’offre thérapeutique actuelle : la chirurgie cornéenne (Lasik, Smile, PKR), la pose d’implants phaques et la chirurgie réfractive cristallinienne (implants monofocaux, à profondeur de champ, multifocaux, avec la possibilité d’une configuration torique en cas d’astigmatisme cornéen associé).

Revues Générales
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Le nombre de Lasik ne cesse d’augmenter depuis 25 ans. Du traitement de la simple erreur réfractive à la correction de l’amétropie post-kératoplastie transfixiante, son application s’est étendue à de nombreuses indications. Son efficacité à long terme, sa prédictibilité et sa sécurité sont maintenant bien établies. Cependant, en raison de la création d’une interface entre le capot et le stroma sous-jacent, des complications peuvent survenir telles que la kératite infectieuse, la kératite lamellaire diffuse et l’invasion épithéliale.
L’invasion épithéliale post-Lasik (IEPL) est une complication peu fréquente qui survient généralement en postopératoire précoce. Elle peut engendrer un grand nombre de présentations cliniques, allant de simples modifications asymptomatiques de l’interface à un déficit visuel grave et une nécrose du capot nécessitant une kératoplastie. L’IEPL peut généralement être traitée par un débridement mécanique de l’interface, des mesures supplémentaires peuvent cependant être nécessaires.

Dossier : IA et segment antérieur
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Dans nombre d’ouvrages et de films de science-fiction, l’intelligence artificielle s’incarne dans l’électronique de machines ou robots capables d’imiter voire de dépasser l’intelligence humaine. Ces systèmes sont doués d’une réflexion abstraite et peuvent traiter un grand nombre de tâches complexes, jusqu’à revendiquer leur propre autonomie. Quel spectateur du long-métrage 2001, l’Odyssée de l’espace a oublié l’inquiétante réplique “Sorry Dave, I am afraid I can’t do that…” susurrée par le système de synthèse vocale équipant l’ordinateur HAL 9000 ? Véritable système nerveux du vaisseau spatial Discovery One, il est muni d’une “conscience” si développée qu’elle le pousse à s’émanciper et refuser d’exécuter les commandes des astronautes.

L'Année ophtalmologique 2020
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La propagation de la COVID-19 et son impact sur les populations de toutes les régions du monde ont conduit à une crise mondiale d’une portée et d’une proportion sans précédent au cours de l’année écoulée. Avec des millions de personnes contraintes de travailler depuis leur domicile, des bureaux et des magasins fermés dans le cadre de mesures d’endiguement de la pandémie et des déplacements partout fortement réduits, il semblait plus que probable que les pratiques médicales jugées “de confort” comme la chirurgie réfractive subissent une réduction significative de leur activité.

L’Année Ophtalmologique 2019
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Les techniques de chirurgie réfractive cornéenne utilisant les lasers femtoseconde et excimer se fon­dent sur le principe énoncé il y a plus de 30 ans par Munnerlyn et al. : la modification de la puissance optique du dioptre cornéen est médiée par une modification de sa géométrie [1]. Le pouvoir optique d’une lentille ne dépend pas uniquement de sa courbure, mais aussi de son indice de réfraction. À géométrie inchangée, toute modification de l’indice de réfraction d’une lentille en fait varier la puissance optique : cette propriété est mise à profit pour simplifier la géo­métrie et amincir les verres de lunettes par l’utilisation de matériaux à fort indice.