Toxoplasmose oculaire : prise en charge actuelle et future
La toxoplasmose oculaire est la première cause d’uvéite postérieure dans le monde. Le diagnostic est principalement clinique, pouvant être complété par l’OCT, l’angiographie et éventuellement un prélèvement d’humeur aqueuse. Un foyer périphérique peut être surveillé sans traitement antiparasitaire, mais une atteinte du pôle postérieur associée à une baisse d’acuité visuelle devra être traitée. L’association pyriméthamine-azithromycine combinée à l’acide folinique est privilégiée. Les effets secondaires et la surveillance qui en résulte restent un problème majeur. Une corticothérapie peut être ajoutée en cas de foyer péri-papillaire ou maculaire et/ou d’inflammation importante. L’injection intravitréenne de clindamycine, efficace et bien tolérée, représente une alternative intéressante. De nouvelles pistes thérapeutiques ciblent les formes kystiques du parasite et les mécanismes immuno-inflammatoires locaux.
