Auteur Kodjikian L.

Service d’Ophtalmologie, Hôpital de la Croix-Rousse, LYON.

Revues Générales
0

De nombreuses maladies infectieuses peuvent être à l’origine d’une atteinte de la rétine. Les rétinites peuvent être isolées ou associées à des atteintes d’autres segments oculaires. Elles peuvent aussi bien atteindre les sujets immunodéprimés que les sujets immunocompétents.
Les étiologies les plus fréquentes sont la toxoplasmose, affection liée à un parasite, les herpès virus, la syphilis et la tuberculose.
Les caractéristiques cliniques et paracliniques des rétinites nous permettent la plupart du temps d’identifier les germes et d’instaurer un traitement adapté.

Infectiologie
0

La toxoplasmose constitue l’étiologie la plus fréquente des uvéites postérieures dans le monde.
Le problème de la toxoplasmose au cours de la grossesse pose en réalité deux questions : celle de la toxoplasmose congénitale, due à une primo-infection de la femme enceinte, et celle de la présence d’une rétinochoroïdite toxoplasmique active chez une femme enceinte.
L’ingestion de viande mal cuite ou crue est responsable de 1/3 à 2/3 des contaminations chez les femmes enceintes. La séroprévalence en Europe de la toxoplasmose est élevée, jusqu’à 54 % dans les pays européens du Sud.
Les mesures hygiéno-diététiques de prévention primaire sont proposées aux femmes enceintes immunocompétentes séronégatives pour la toxoplasmose. La présence d’une rétinochoroïdite toxoplasmique active chez une femme enceinte pourrait exposer à un risque de transmission à cause de l’éventuelle parasitémie.
Le traitement pourrait être envisagé chez toutes les femmes enceintes, à base d’azithromycine seule ou, en cas
de menace maculaire, associée à la pyriméthamine à partir du second trimestre.