Auteur Fournié P.

CHU TOULOUSE.

L'Année ophtalmologique 2020
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La cornée “s’image” de plus en plus précisément. L’OCT cornéen autorise déjà une visualisation anatomique de chaque couche, des opacités et des dépôts dystrophiques. Il permet des reconstructions topographiques, pachymétriques totales et distinctes, épithéliales et possiblement à venir de la couche de Bowman (fig. 1) [1]. L’OCT de demain, dans nos consultations, pourrait approcher l’échelle cellulaire en complément ou en remplacement (car non contact) de la microscopie spéculaire. Des acquisitions volumétriques d’OCT en face avec reconstruction ultra-haute résolution permettent une analyse fine ultrastructurale (fig. 2 et 3) [2, 3], avec un intérêt potentiel non exhaustif dans les kératopathies neurotrophiques (visualisation de l’innervation cornéenne), le kératocône, les dystrophies, endothéliales notamment, mais également les atteintes de surface du film lacrymal.

L’Année ophtalmologique 2014
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Pas de nouvelle couche cornéenne cette année mais des compléments d’information…
La publication l’an dernier [1] d’une nouvelle couche cornéenne a soulevé des questions dans la communauté scientifique quant à sa présence dès la naissance et chez l’animal. Dua rapporte la présence de cette couche prédescemétique sur l’analyse microscopique d’une cornée d’un enfant de 1 an ainsi que sa présence chez un jeune greffé de 9 ans pour kérato-cône (non publiés). Cette couche serait inconstamment présente chez l’animal : présente dans la cornée du cheval, pas dans celle du porc notamment. Dua rapporte également une continuité ultrastructurale de cette couche prédescemétique avec le trabéculum, sans pour l’instant d’applications ou de corrélations cliniques avec les atteintes glaucomateuses notamment [2].

Cornée
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Une nouvelle couche cornéenne ?
Difficile de ne pas débuter par la nouvelle couche cornéenne décrite par Harminder Dua et son équipe [1]. Cette couche de Dua, postérieure, est adjacente à la membrane de Descemet. Acellulaire, elle est constituée de lamelles de collagène de type 1 désorganisées d’une épaisseur de 6 à 15 µm.

Cornée
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Kératocône
1. Quand traiter par cross linking ?
Le cross linking du collagène cornéen a pour objectif de stabiliser un kératocône qui progresse. S’il n’existe aujourd’hui aucun consensus pour définir la progression, les bornes habituellement utilisées sont :
– une augmentation de la kératométrie maximale ≥ 1 dioptrie,
– une “myopisation” par augmentation de la cambrure cornéenne retrouvée sur une augmentation de la correction sphérique ≥ 0.5 dioptrie ou une augmentation du cylindre ≥ 1 dioptrie,
– la nécessité d’adapter une lentille de contact,
– une baisse d’acuité visuelle (mesurée et rapportée par le patient).
Si un ou plusieurs de ces critères sont remplis sur un intervalle de temps court (6 mois ou moins), cela signe en général un kératocône “plus évolutif” que sur un temps plus long (1 an, voire 2 ans) et incitera donc à traiter “plus vite”.

Dossier : Kératocône
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Notre connaissance, bien que parcellaire, de l’épidémiologie du kératocône nous permet de conseiller les patients atteints et apparentés ainsi que de “planifier” la surveillance, voire d’orienter les indications thérapeutiques. Comme toute maladie avec un âge de découverte variable et un risque d’aggravation progressive, il est important de savoir quand et chez qui rechercher un kératocône. Ce d’autant plus que l’on dispose d’un traitement pour stabiliser la maladie par cross-linking du collagène cornéen.