Auteur Borderie V.

Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie, PARIS.

Revues Générales Prise en charge des trous maculaires en 2025
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Cet article propose une mise au point didactique, la plus exhaustive possible, sur la prise en charge des trous maculaires idiopathiques en 2025. Il s’inscrit dans un contexte d’évolution rapide des techniques chirurgicales, où les approches traditionnelles sont désormais complétées, voire remplacées, par des stratégies innovantes. Nombreuses et diversifiées, il est parfois difficile de les hiérarchiser dans ses choix thérapeutiques. L’objectif est d’offrir un cadre de réflexion actualisé et structuré, en fonction de la taille du trou, de son caractère primitif ou réfractaire, et des enjeux visuels du patient. L’analyse s’appuie notamment sur les études randomisées et méta-analyses les plus récentes, et dresse un panorama détaillé des techniques actuelles avec publications princeps, en exposant leurs modalités opératoires, leurs résultats attendus et leurs limites. Sont ainsi examinées de façon critique les options allant des méthodes conventionnelles aux approches les plus complexes : volet ou “flap” de membrane limitante interne (ILM), avec variantes de pelage et positionnement du flap, membrane amniotique humaine (MAh), greffe de rétine autologue… L’ensemble vise à guider la décision chirurgicale selon une approche personnalisée, raisonnée et fondée sur les preuves.

Revues Générales
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Pathologie souvent liée au port de lentilles, elle représente moins de 5 % des kératites infectieuses sous lentilles de contact. L’atteinte est d’abord épithéliale puis stromale. La kératonévrite radiaire et l’anneau immunitaire sont évocateurs du dia-gnostic.
La PCR est la technique de référence pour affirmer le diagnostic, si besoin complétée par une microscopie confocale. Le traitement repose sur l’association biguanide + diamidine en collyre, débutée à une goutte toutes les heures.
D’autres molécules sont en cours d’évaluation : voriconazole, miltéfosine, natamycine, povidone iodée, pentamidine. Une kératoplastie est parfois nécessaire pour guérir l’infection. En cas de greffe à chaud, une kératoplastie lamellaire antérieure profonde est préférable à la chirurgie transfixiante.

Dossier : Kératocône
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Quels sont les candidats à la greffe ?
La greffe de cornée peut être proposée dans le kératocône lorsque les autres traitements sont en échec. Ceci signifie que le port de lentille est devenu impossible à cause de la courbure cornéenne ou du développement d’une intolérance de la surface oculaire aux lentilles (conjonctivite chronique giganto-papillaire). Les patients candidats à la greffe ont un kératocône stade III ou IV dans la classification d’Amsler. Il s’agit donc de kératocônes cliniquement évidents à la lampe à fente. Compte tenu des complications possibles d’une greffe, il ne semble licite de proposer la greffe que lorsque le handicap visuel devient important ou sévère.