Dossier : Les glaucomes particuliers

Dossier : Les glaucomes particuliers
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En pratique, le diagnostic de glaucome à pression normale (GPN) est retenu après exclusion d’un glaucome à pression élevée méconnu et de diagnostics alternatifs tels qu’une autre cause de neuropathie optique, une atteinte rétinienne voire une pathologie des voies visuelles rétrochiasmatiques.
Le bilan d’un GPN est celui de tout glaucome : examen clinique, gonioscopie, PIO, pachymétrie
cornéenne, FO dilaté, CVA 24-30°, OCT RNFL et GCC, auxquels on peut ajouter le CVA des 10-12°, la vision des couleurs et l’étude de la rétine externe en OCT. L’IRM orbitaire et encéphalique doit être demandée au moindre doute et pour rechercher une maladie des petites artères cérébrales. Le bilan des facteurs de risque cardiovasculaire peut être réalisé par le médecin traitant ou par un neurologue en cas de maladie des petites artères cérébrales modérée à sévère.

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Le glaucome exfoliatif est un type de glaucome fréquent, le plus souvent à angle ouvert, qui nécessite une prise en charge spécifique précoce, avec un traitement plus intensif que chez les patients atteints de glaucome primitif à angle ouvert. Le suivi de ces patients doit être rapproché car le risque évolutif vers une dégradation périmétrique est plus fréquent.
Une composante génétique et une composante environnementale ont été mises en évidence, et son incidence augmente avec l’âge. Les dépôts de matériel exfoliatif ne se limitent pas aux structures oculaires mais sont souvent retrouvés au niveau vasculaire et myocardique notamment.

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Le glaucome pigmentaire est une conséquence évolutive du syndrome de dispersion
pigmentaire. Celui-ci entraîne alors des lésions trabéculaires responsables de difficultés d’écoulement de l’humeur aqueuse avec hypertonie oculaire et neuropathie optique glaucomateuse. Il touche préférentiellement des hommes jeunes et myopes.
Le diagnostic est parfois tardif, les pics d’HTO pouvant être élevés (> 50 mmHg) et asymptomatiques. La surveillance doit être rapprochée. Il n’est pas rare qu’une chirurgie filtrante soit nécessaire.