Conjonctivites allergiques : quoi de neuf ?

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Quoi de neuf en épidémiologie ?

Les conjonctivites et rhinoconjonctivites allergiques ne doivent plus être prises à la légère. En effet, pour Pallasaho P. et al. [1], les porteurs asthmatiques de ces manifestations allergiques mineures voient leurs risques d’incidents liés à l’asthme doubler par rapport à des sujets indemnes de rhinoconjonctivites. Qui aurait pu penser que des troubles neurologiques et/ou comportementaux pourraient être liés aux manifestations allergiques conjonctivales ? C’est pourtant ce qui apparaît dans deux études. La première montre une corrélation entre la maladie de Gilles de La Tourette et la maladie allergique [2]. La deuxième, portant sur l’association entre sensibilisation allergique et syndrome d’hyperactivité avec déficit d’attention [3], conclut là aussi de façon positive. Nos confrères psychiatres devront peut-être maintenant poser la question à leurs patients : “ça vous chatouille ou ça vous grattouille ?

L’étude [4] suivante a toute sa place en période de crise : “Impact des symptômes oculaires allergiques sur la qualité de la vie, la productivité de travail et l’utilisation de ressource chez des patients souffrant de rhinites allergiques”. Il s’en dégage que les symptômes oculaires s’ajoutant aux manifestations ORL altèrent fortement la qualité de vie des patients ainsi que leur productivité. Pourra-t-on prévoir dès l’âge de 4 ans une prédisposition pour l’atopie ? Il semblerait que oui selon Sucharew H. et al. [5], avec des résultats encourageants après un suivi de deux ans. Si cela se vérifie, l’identification des sujets à risque et leur prise en charge s’en verront simplifiées.

Quoi de neuf en physiopathologie ?

Coucou les revoilà, les IgE lacrymales. Une étude japonaise [6] sur 35 patients les remet au goût du jour avec corrélation entre dosage des IgE lacrymales et celui des IgE totales sériques en utilisant la méthode Allerwatch. Si ces résultats se confirment sur des échantillonnages de patients plus importants, cela permettra des diagnostics plus facilement accessibles. A suivre…

Du nouveau également du côté des récepteurs Toll-Like [7]. La stimulation des récepteurs Toll-Like 4 pourrait modifier l’expression des conjonctivites allergiques. Cette hypothèse semble confortée par la publication de Li D.Q. et al. [8], dans laquelle certains pollens agiraient sur les Toll-Like[...]

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À propos de l’auteur

Cabinet Ophtalmologie Foch, BORDEAUX.

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