La vitréolyse enzymatique : où en est-on en 2013 ?

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L’année 2012 marquera un tournant dans l’histoire de la vitréolyse enzymatique avec l’approbation officielle et la commercialisation imminente de l’ocriplasmine (microplasmine), première molécule agréée dans ce champ thérapeutique. Le retentissement potentiel sur les indications chirurgicales de la vitrectomie et sur les algorithmes de traitement des patients présentant une pathologie de l’interface vitréorétinienne est encore difficile à apprécier en raison de la nouveauté du produit, mais les résultats des études thérapeutiques préliminaires sont suffisamment impressionnants pour mériter cette mise au point.

Un peu d’histoire

Le concept de vitrectomie enzymatique est apparu, il y a une vingtaine d’années. Le but est de réaliser un décollement postérieur du vitré, en utilisant par injection intravitréenne (IVT) des enzymes actifs sur les protéines de l’interface vitréorétinienne, les plus importants étant la laminine et la fibronectine, protéines de la même famille que la fibrine, avec les mêmes propriétés de colle biologique que celle-ci.

Au pôle postérieur, il y a seulement une densification du cortex vitréen dont la liaison se fait par ces protéines avec la surface de la membrane limitante interne. En périphérie, en revanche, les fibres du vitré rentrent dans la limitante interne et il n’est pas possible de séparer, chimiquement ou mécaniquement, le vitré de la rétine au niveau de la base du vitré.

Si les premiers traitements visaient à essayer d’éclaircir un vitré hémorragique, on s’est vite rendu compte que la vraie cible potentiellement intéressante n’était pas de provoquer une liquéfaction du vitré, mais seulement son décollement, et les seuls candidats étaient les enzymes fibrinolytiques, actifs sur la fibrine, la laminine et la fibronectine, sans être toxiques jusqu’à certaines concentrations pour les autres protéines de la rétine.

La première étude animale a été publiée en 1993, permettant de provoquer chez le lapin un décollement du vitré en utilisant de la plasmine [1]. Cet enzyme a une action directe sur la fibrine, la fibronectine et la laminine, sans toxicité retrouvée aux doses utilisées. Les auteurs, spécialisés en chirurgie rétinovitréenne pédiatrique, cherchaient un adjuvant à la vitrectomie chez l’enfant au cours de laquelle[...]

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À propos de l’auteur

Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild, PARIS.

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