Quoi de neuf en allergie oculaire ?

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Quoi de neuf en physiopathologie ?

La cellule dendritique est une clé de voûte de la réponse immuno-allergique. Une récente étude [1] fait état d’une densité de cellules et d’une morphologie des cellules dendritiques plus importante chez les sujets atteints de kératoconjonctivite vernale par rapport aux sujets sains. De plus, à 3 mois d’un traitement local par fluorométholone 0,1 % et ciclosporine 0,5 % collyre, cette densité cellulaire conjonctivale mesurée en micropsie confocale décroît significativement. Mais il faut attendre de 3 à 6 mois pour que cette densité -cellulaire cornéenne décroisse de manière significative.

L’équipe américano-chinoise de Ruzhi Deng a mis en évidence, sur des modèles murins, une étroite corrélation entre les cellules dendritiques et les antigènes bactériens tels que le LPS ou la flagelline dans l’induction de la conjonctivite allergique [2]. En effet, si la pathologie inflammatoire allergique est bien connue depuis longtemps comme étant induite par une réponse immunitaire de type TH2. Les mécanismes à l’origine de cette réponse restaient jusqu’alors inconnus. Des études ont récemment montré l’existence d’une cytokine TSLP (thymic stromal -lymphopoietin) qui est capable d’activer les cellules dendritiques et d’induire la production du ligand OX40 qui déclencherait alors une réaction de type TH2. Cette cytokine TSLP aurait donc un rôle prépondérant dans l’initiation de la réponse immunitaire, et possède un rôle déterminant dans les pathologies comme la dermatite -atopique, l’asthme et la rhinite allergique. Cette étude américano-chinoise a également démontré que l’expression du TSLP était accrue de manière significative lorsque les cellules dendritiques sont exposées au LPS et à la flagelline de manière expérimentale (près de 82 et 80 % -d’expression respectivement). Les cellules dendritiques seraient -également impliquées dans la synthèse du TSLP lors du contact avec des ligands bactériens.

L’étude de Guzman présente elle aussi des travaux intéressants dans le domaine des sciences expérimentales qui pourraient, dans un avenir plus ou moins proche, révolutionner la prise en charge des conjonctivites allergiques [3]. Cette étude, réalisée chez le modèle murin Balb/c, a analysé l’intensité -d’inflammation conjonctivale après instillation[...]

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