Infections lacrymales, canaliculites et dacryocystites : conduite à tenir

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Les canaliculites et les dacryocystites infectieuses sont deux entités pathologiques intéressant les voies lacrymales excrétrices. Elles ont en commun le syndrome infectieux mais elles diffèrent tant par leur prise en charge diagnostique que thérapeutique.

Les canaliculites

Ce sont des atteintes inflammatoires de la portion horizontale des voies lacrymales excrétrices, située entre le point lacrymal et le sac lacrymal. C’est une pathologie souvent mal diagnostiquée car prise à tort ou traitée comme des conjonctivites, des blépharites ou des chalazions, ce qui prolonge insidieusement la morbidité du patient.

Selon les études, cette pathologie représenterait 2 à 4 % des maladies des voies lacrymales. Elle peut survenir à tout âge entre 5 et 90 ans, avec un pic de fréquence autour de 59 ans et une
prépondérance féminine [1].

1. Clinique

La canaliculite est souvent unilatérale, pouvant toucher un seul canalicule ou les deux (fig. 1). Les signes fonctionnels sont marqués par un larmoiement chronique avec sécrétions mucopurulentes, un œdème ou gonflement au niveau du canthus médial, en dedans du point lacrymal, et des douleurs plus ou moins intenses. Ces signes sont peu spécifiques et c’est l’examen clinique qui permet réellement de faire le diagnostic.

On distingue 2 formes : une forme aiguë marquée par la rougeur, la douleur et l’inflammation le long du canalicule. L’examen du point lacrymal montre qu’il est obstrué. La douleur est
exacerbée lors de la pression au niveau du canalicule qui fait sourdre du pu et parfois des concrétions jaunâtres (fig. 2). La forme chronique est dénuée de signes
inflammatoires.

À un stade cicatriciel, on peut parfois retrouver une sténose canaliculaire avec absence de passage lors[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie,
CHU de REIMS.

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