Métastase choroïdienne : quand la suspecter et que faire ?

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Les métastases choroïdiennes représentent les tumeurs intraoculaires les plus fréquentes. Il est primordial de savoir les reconnaître car le pronostic vital et parfois fonctionnel de ces patients est engagé. Leur incidence est croissante en rapport avec l’amélioration de la survie des patients atteints de cancer.

Dans certains cas, l’ophtalmologiste sera le premier à reconnaître la maladie métastatique. Le plus souvent, le diagnostic sera porté chez des patients porteurs de tumeurs cancéreuses connues. Le diagnostic est avant tout clinique, confirmé par divers examens complémentaires qui permettront de les différencier d’une tumeur primitive oculaire telle que le mélanome, qui engage également le pronostic vital mais dont la prise en charge diffère.

Quand la suspecter ?

1. Les signes cliniques

La symptomatologie est aspécifique et dépend surtout de la localisation de la lésion et de son caractère exsudatif. Elle doit alerter l’ophtalmologiste dans un contexte d’antécédents carcino­logiques, mais presque 20 % des patients sont asymptomatiques au moment de la découverte de la lésion lors d’un examen systématique chez un patient porteur d’un cancer multi-métastatique [1]. La baisse d’acuité visuelle, la perception d’un scotome ou d’un voile dans le champ visuel sont les symptômes les plus souvent décrits.

Le diagnostic repose avant tout sur l’examen du fond d’œil des deux yeux après dilatation. La choroïde postérieure est le site privilégié des métastases choroïdiennes, avec une localisation maculaire dans 12 % des cas et une localisation rétro-équatoriale dans 80 % des cas dans l’étude de Shields et al. [2]. Elles sont bilatérales dans 10 à 30 % des cas selon les séries et plurifocales dans 40 % des cas [3] (fig. 1).

Le plus souvent, l’atteinte choroïdienne se présente sous forme d’une ou plusieurs lésions achromes, nodulaires (fig. 2) ou plus diffuses, parfois multilobées (fig. 3). Elles peuvent être recouvertes de migrations pigmentaires (fig. 4). Elle s’accompagne d’un décollement de rétine exsudatif dans trois quarts des cas, souvent révélateur de la lésion [4] (fig. 5). Tout décollement de rétine sans déchirure identifiable doit[...]

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À propos des auteurs

Ophtalmologistes, centre Rétine-Gallien, BORDEAUX.

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Centre Rétine Gallien, BORDEAUX

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