La sécheresse oculaire : mieux observer pour mieux traiter

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La sécheresse oculaire est un motif de consultation extrêmement fréquent en ophtalmologie. Sa prise en charge est complexe en raison de son étiologie multifactorielle. Elle débute par une étape diagnostique essentielle où les trois couches du film lacrymal doivent être analysées. Le syndrome sec oculaire (SSO) doit être caractérisé et les composantes évaporative et/ou du déficit aqueux doivent être évaluées. Plusieurs appareils d’imagerie de la surface oculaire et d’aide au diagnostic de SSO sont aujourd’hui disponibles. Un traitement personnalisé et adapté peut être alors entrepris, avec comme but ultime la restauration de l’homéostasie de la surface oculaire et du film lacrymal. Les différents éléments de cette prise en charge ont été développés dans un e-symposium organisé par Quantel Médical lors de la dernière SFO.

Évaluer la rupture du film lacrymal : quel est le BUT ?

D’après la communication du Pr M. Labetoulle (CHU Bicêtre, Paris-Sud)

Le break up time (BUT), temps de rupture du film lacrymal, est un paramètre clinique observé à la lampe à fente et correspond à la durée pendant laquelle le film lacrymal parvient à recouvrir de manière homogène et cohérente la surface oculaire. Il s’agit d’un test très fréquemment réalisé en pratique courante de par sa rapidité d’exécution et sa simplicité. Sa visualisation est possible et facilitée par l’instillation d’une goutte de fluorescéine. Un BUT est considéré comme normal s’il est supérieur ou égal à 15 secondes. Ce paramètre peut présenter néanmoins plusieurs difficultés d’interprétation. Tout d’abord, il est non spécifique. Aussi, un BUT court ne préjuge pas d’une étiologie[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Ophtalmologie, CHU de SAINT-ÉTIENNE.