- Quelles sont les données de la littérature ?
- 1. Aggravation d’une rétinopathie diabétique
- 2. Neuropathie optique ischémique non artéritique
- Quels sont les signaux d’alerte à prendre en compte chez un patient traité par a-GLP1 ?
- Quelles implications pratiques lors de l’introduction d’un a-GLP1 [6] ?
- 1. Avant l’initiation du traitement
- 2. Suivi lors du traitement
- 3. Conduite à tenir en cas d’aggravation de la rétinopathie diabétique
- Conclusion
Les agonistes du GLP-1 (glucagon-like peptide-1, a-GLP1) (exénatide, liraglutide, dulaglutide, sémaglutide) sont une nouvelle classe thérapeutique d’antidiabétiques agissant sur les incrétines. Leur administration permet, sur le plan pharmacologique, de stimuler l’insulinosécrétion pancréatique et de diminuer la sécrétion de glucagon. L’effet clinique ainsi obtenu est celui d’une réduction de la glycémie postprandiale associée à un ralentissement de la vidange gastrique.
Les agonistes du GLP-1 sont donc indiqués dans le diabète de type 2 et le traitement de l’obésité. Certaines études ont cependant mis en relief un risque d’aggravation de la rétinopathie diabétique ou la survenue d’une neuropathie optique ischémique non artéritique (NOIAna).
Cet article a pour objectif de faire une revue des données actuelles sur les risques ophtalmologiques associés à la prise d’a-GLP1.
Quelles sont les données de la littérature ?
1. Aggravation d’une rétinopathie diabétique
L’étude randomisée SUSTAIN 6 [1], évaluant l’effet au long cours (56 semaines) du sémaglutide vs placebo sur la diminution du risque cardiovasculaire, a retrouvé un risque d’aggravation de la rétinopathie diabétique de 3 % chez les patients traités par sémaglutide (vs 1,8 % pour placebo).
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