Auteur Mathis T.

Service d’Ophtalmologie, Hôpital de la Croix-Rousse, LYON.

Revues Générales Implications du fluide rétinien en fonction du type de néovaisseau dans la DMLA
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La présence de fluide dans la rétine constitue un marqueur central d’activité dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) néovasculaire. Cependant, son interprétation ne peut plus se limiter à sa seule localisation anatomique (intra- ou sous-rétinienne). Les avancées en imagerie ont permis de mieux caractériser les différents types de néovaisseau maculaire (NVM), dont les profils évolutifs et pronostiques diffèrent significativement. Il apparaît désormais que la signification fonctionnelle et pronostique du fluide dépend étroitement de la source néovasculaire et du compartiment anatomique impliqué. Ainsi, le fluide sous-rétinien peut être relativement bien toléré dans les NVM de type 1, alors qu’il constitue un marqueur de gravité dans les NVM de type 3. À l’inverse, le fluide intrarétinien, généralement associé à un mauvais pronostic, peut être observé à des stades précoces dans certaines formes de type 3. Ces données remettent en question une approche uniforme du traitement et plaident pour une interprétation personnalisée de l’activité de la maladie, intégrant le type de néovaisseau et les biomarqueurs associés.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine OCT swept source ultra-grand champ : vers une imagerie rétinienne globale
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La tomographie par cohérence optique (optical coherence tomography, OCT) s’est imposée comme l’examen central des pathologies maculaires, mais son champ d’exploration est longtemps resté limité au pôle postérieur. L’émergence des systèmes swept source ultra-grand champ (UWF SS-OCT) permet désormais une analyse tomographique continue du pôle postérieur à la périphérie lointaine. Grâce à une longueur d’onde plus longue et une vitesse d’acquisition élevée, la technologie swept source améliore la pénétration tissulaire et la visualisation du vitré, de la rétine périphérique et de la choroïde. L’intégration de l’OCT-angiographie (OCT-A) grand champ ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives dans l’analyse des territoires vasculaires périphériques et la stratification pronostique des rétinopathies.

Revues Générales
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La chirurgie de la cataracte chez les patients atteints d’uvéite constitue un véritable défi pour l’ophtalmologiste. Les complications inflammatoires, la fragilité tissulaire et le risque de récidive imposent une prise en charge spécifique, de la sélection des candidats à l’intervention jusqu’au suivi postopératoire. Une maîtrise optimale de l’inflammation est la pierre angulaire de la réussite : les données actuelles recommandent un œil “calme” depuis au moins trois mois avant la chirurgie, associé à une préparation médicamenteuse adaptée, incluant corticostéroïdes, immunosuppresseurs et éventuellement antiviraux prophylactiques selon l’étiologie. Les avancées en phacoémulsification, les implants acryliques hydrophobes et les dispositifs de dilatation pupillaire ont permis d’améliorer significativement les résultats visuels. Néanmoins, le risque de complications, telles que l’œdème maculaire cystoïde, la récidive uvéitique et les hypertonies oculaires, impose une surveillance prolongée et rapprochée. Cet article propose une synthèse pratique et didactique des recommandations récentes pour optimiser la prise en charge chirurgicale des cataractes uvéitiques.

En direct des congrès Les journées de la Société française de rétine : la choroïde, un site sous-estimé de la pathologie
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La Société française de rétine (SFRétine) s’est réunie lors de ses journées nationales les 25 et 26 janvier 2025 à l’Espace Saint-Martin à Paris. Cette session portant sur la choroïde, thématique de ce congrès, a été organisée par les Pr Francine Behar-Cohen et Thibaud Mathis, et a été animée par des experts français et internationaux de renom. L’ensemble des communications du congrès peut être visionné en replay sur le site Internet : www.sfretine-online.fr.

DMLA : aspects thérapeutiques Classification des néovaisseaux maculaires, quelles conséquences pratiques ?
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La classification des lésions néovasculaires dans la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) n’a d’intérêt que si elle engendre des modifications de pratique pour nos patients. Ainsi, trois types de néovaisseaux maculaires (NVM) ont été identifiés selon leur localisation anatomique dans la rétine. Ces trois types de NVM correspondent à des pronostics visuels différents, surtout liés aux complications à type de fibrose ou d’atrophie qui peuvent les accompagner. Par ailleurs, le besoin en anti-VEGF pour maîtriser le processus exsudatif peut aussi varier du simple au double en fonction du type de NVM. Cela permet d’individualiser au mieux le suivi du patient tout au long de sa maladie.

Congrès
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La Société française de la rétine s’est réunie lors de sa journée nationale les 20 et
21 janvier 2024 à l’Espace Saint Martin à Paris. La décision de consacrer une session à l’intelligence artificielle s’est imposée, face à l’importance croissante de cet aspect dans notre pratique quotidienne et les changements potentiels qu’il implique. L’ensemble des communications du congrès peut être visionné en replay sur le site internet : www.sfretine-online.fr

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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L’œdème maculaire diabétique (OMD) demeure l’une des principales causes de déficience visuelle chez les patients atteints de diabète sucré. L’étude PHAKIDEX montre que l’implant de dexaméthasone (DEX-i) améliore l’acuité visuelle et réduit l’épaisseur maculaire chez les patients diabétiques, qu’ils aient ou non un cristallin. Malgré un risque accru de cataracte chez ceux ayant un cristallin, la fonction visuelle reste préservée et la cataracte peut être gérée par une chirurgie planifiée. La sécurité du DEX-i est similaire entre les patients avec et sans cristallin.

Revues Générales
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Depuis la commercialisation des anti-VEGF dans le traitement de la DMLA néovasculaire, le pronostic fonctionnel de la maladie s’est considérablement amélioré. Néanmoins, pour un certain nombre de patients, l’évolution est toujours péjorative malgré un traitement bien mené. En effet, l’atrophie rétinienne, qui fait suite à la neurodégénérescence présente dans la DMLA, peut grever l’acuité visuelle. De plus, certains patients peuvent présenter une réaction fibreuse importante liée au néovaisseau, mais non maîtrisable par les anti-VEGF actuels. Alors que ces dernières années, de nombreux travaux se sont penchés sur le versant atrophique de la DMLA, aboutissant à la validation récente des premiers traitements pour cette forme, très peu d’avancées concrètes ont été réalisées pour expliquer et traiter la fibrose. Des thérapeutiques ont été évaluées mais ont échoué à prouver leur efficacité. Cet article fait le point sur la fibrose faisant suite à une DMLA néovasculaire, afin de mieux comprendre son apparition et ses enjeux.

Revue Francophone des Spécialistes de la Rétine
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Le syndrome d’Irvine-Gass représente la première cause de baisse de vision après chirurgie de la cataracte. Son diagnostic est souvent simple, une angiographie à la fluorescéine doit néanmoins être réalisée en cas de forme atypique.
Le traitement curatif n’est pas consensuel. On utilisera en première intention des anti-inflammatoires non stéroïdiens locaux, parfois associés à des corticostéroïdes topiques et de l’acétazolamide. En cas d’échec, il faut avoir recours aux corticoïdes injectés en périoculaire ou en intravitréen. Dans les formes réfractaires, un traitement par injections d’anti-VEGF ou par immunomodulateur type interféron ou immunosuppresseur type anti-TNF doit se discuter.