Auteur Soler V.

CHU de TOULOUSE.

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L’aflibercept 8 mg transpose en vie réelle l’efficacité mise en évidence dans les études de phases II et III, CANDELA et PULSAR, dans lesquelles les patients gagnent 5 à 8 lettres d’acuité visuelle et perdent environ 150 µm d’épaisseur rétinienne en 12 mois. Chez les patients naïfs des études de vraie vie sont observées une amélioration plus discrète de quelques lettres de l’acuité visuelle et une baisse de plus de 100 µm de l’épaisseur rétinienne après 6 mois de traitement. En parallèle, chez les patients déjà traités de manière chronique, le passage sous aflibercept 8 mg limite la baisse d’acuité visuelle et abaisse plus modérément (< 50 µm) l’épaisseur rétinienne, tout en permettant un allongement des intervalles de traitement, jusqu’à plus de 3 semaines d’extension chez les patients déjà secs au moment du switch après 3 mois de suivi dans certaines cohortes. Ces données de vie réelle suggèrent que l’aflibercept 8 mg permet de maintenir le contrôle de la maladie tout en réduisant la charge thérapeutique. Des études comme SPECTRUM et SWITCH-HIGH sont encore en cours et viendront compléter les connaissances sur l’évaluation de cette nouvelle option thérapeutique.

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Il n’existe pas une mais plusieurs possibilités d’implantation secondaire afin de corriger l’aphaquie, notamment en cas de chirurgie de cataracte compliquée. Chacune comporte ses propres avantages et inconvénients, ce qui orientera le chirurgien en fonction de la situation clinique et de ses habitudes. L’innovation chirurgicale constante vise à favoriser l’implantation postérieure et à mini­miser les gestes invasifs avec notamment des incisions de taille réduite pour limiter l’astigmatisme induit, tout en apportant un maximum de confort visuel, de sécurité et de pérennité des résultats.

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L’incidence du décollement de rétine (DR) rhegmatogène (DRR) connaît une variation saisonnière avec un maximum en été et un minimum en hiver. Pour comprendre pourquoi, nous avons mené l’étude METEO-POC évaluant l’influence des facteurs météorologiques sur la survenue des DRR. Nous avons sélectionné les patients opérés de DRR entre janvier 2011 et décembre 2018 dans les trois aires urbaines les plus peuplées de chaque région de France métropolitaine et avons récupéré les variables climatologiques de chacune d’elles. Nous avons étudié l’association entre la survenue d’un DRR et la température moyenne sur la décade (période de 10 jours) précédente. Nous n’avons pas trouvé de corrélation significative pour la plupart des aires urbaines. Ce lien est peut-être subtil, ou cette saisonnalité est possiblement liée à d’autres facteurs.

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Le syndrome d’effusion uvéale est une cause rare de décollement choroïdien associé à un décollement séreux rétinien. Il est lié à des phénomènes de transsudation à partir de la choriocapillaire. Il s’agit d’un diagnostic d’élimination qui ne doit pas être confondu avec une étiologie inflammatoire ou tumorale de décollement choroïdien, ou encore de décollement de rétine rhegmatogène. L’élimination de ces diagnostics différentiels est importante car le traitement, chirurgical et difficile, ne repose pas sur la vitrectomie mais sur des techniques de chirurgie sclérale spécifique.