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Revues Générales Les lymphomes vitréo-rétiniens primitifs : quelles options thérapeutiques en 2025 ?
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Le lymphome vitréo-rétinien primitif est un lymphome agressif, rare, qui peut altérer sévèrement la vision et mettre en jeu le pronostic vital par la fréquente dissémination cérébrale. La présentation clinique initiale est peu évocatrice et les traitements d’épreuves par corticoïdes masquent les symptômes. La suspicion clinique doit être confirmée par une vitrectomie diagnostique.
Le traitement a pour objectif de restaurer la vision et de diminuer le risque de rechute cérébrale. Il doit se faire en milieu hospitalier spécialisé. Les possibilités thérapeutiques sont variées en termes de modalités, d’objectifs, d’effets secondaires et d’indications. Des traitements locaux, tels que des injections intra­vitréennes de méthotrexate ou une radiothérapie préférentiellement utilisée à faible dose en consolidation d’une rémission, sont possibles.
Les chimiothérapies intraveineuses sur le modèle des lymphomes cérébraux reposent sur des injections intraveineuses séquentielles de méthotrexate à forte dose. Parfois, une chimiothérapie intensive avec autogreffe de cellules souches hématopoïétiques est nécessaire. D’autres traitements anti-lymphomateux par voie orale, comme des thérapies ciblées ou des immunomodulateurs, sont proposés en seconde ligne ou d’emblée selon l’état du patient. Des traitements novateurs comme l’immunothérapie cellulaire (CAR-T cells) sont en cours d’évaluation. L’évaluation rigoureuse de la réponse au traitement nécessite une coopération étroite entre l’ophtalmologue et l’hématologue, pour ajuster le traitement. Les rechutes oculaires restent fréquentes. Le suivi ophtalmologique, hématologique et par IRM cérébrale au long cours est indispensable.

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La chirurgie de la cataracte chez les patients atteints d’uvéite constitue un véritable défi pour l’ophtalmologiste. Les complications inflammatoires, la fragilité tissulaire et le risque de récidive imposent une prise en charge spécifique, de la sélection des candidats à l’intervention jusqu’au suivi postopératoire. Une maîtrise optimale de l’inflammation est la pierre angulaire de la réussite : les données actuelles recommandent un œil “calme” depuis au moins trois mois avant la chirurgie, associé à une préparation médicamenteuse adaptée, incluant corticostéroïdes, immunosuppresseurs et éventuellement antiviraux prophylactiques selon l’étiologie. Les avancées en phacoémulsification, les implants acryliques hydrophobes et les dispositifs de dilatation pupillaire ont permis d’améliorer significativement les résultats visuels. Néanmoins, le risque de complications, telles que l’œdème maculaire cystoïde, la récidive uvéitique et les hypertonies oculaires, impose une surveillance prolongée et rapprochée. Cet article propose une synthèse pratique et didactique des recommandations récentes pour optimiser la prise en charge chirurgicale des cataractes uvéitiques.

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La dernière version des recommandations de la Société Européenne du Glaucome (6th Edition EGS Guidelines) présente de façon très didactique et illustrée la place et les indications des différentes stratégies thérapeutiques disponibles lors de la prise en charge d’un glaucome, et rappelle notamment que le traitement médical du glaucome reste très souvent un traitement de première ligne suffisant pour contrôler sur le long terme l’évolution de cette neuropathie.

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La rétinopathie du prématuré (ROP) est une cause majeure de cécité infantile, malgré des traitements efficaces. L’optimisation du dépistage reste un défi, notamment en termes de couverture et d’accessibilité. La télémédecine et l’intelligence artificielle (IA) offrent des perspectives prometteuses pour améliorer la détection et la prise en charge de la maladie. L’IA, en particulier, joue un rôle croissant dans l’identification de nouveaux biomarqueurs d’imagerie et l’optimisation des stratégies de dépistage, avec des modèles prédictifs atteignant une précision élevée. Par ailleurs, l’analyse de biomarqueurs sanguins, placentaires et génétiques permet d’affiner les critères de dépistage et d’évaluer le risque de progression de la ROP.

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L’angiographie à la fluorescéine peropératoire (IO-FA) est une technique d’imagerie dynamique, intégrée au bloc opératoire grâce aux systèmes de visualisation 3D haute définition. Elle permet une détection en temps réel des fuites vasculaires, zones d’ischémie et néovaisseaux, guidant ainsi les gestes chirurgicaux de façon plus précise et ciblée. Facile à mettre en œuvre, elle s’intègre à la procédure chirurgicale sans l’interrompre. L’IO-FA améliore la prise de décision per­opératoire, notamment dans les chirurgies complexes comme celles des rétinopathies diabétiques proliférantes. Elle s’inscrit dans une approche moderne de chirurgie rétinienne augmentée, en synergie avec la tomographie par cohérence optique (OCT) peropératoire et les technologies numériques émergentes.

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Pour les néovascularisations (NVC) de type 2 de la pachychoroïde, l’OCT spectral domain (SD), l’OCT-angiographie (OCT-A) structurel, fonctionnel, et l’OCT “en face” constituent les examens clés : détection de la pachychoroïde, visualisation des décollements plats et irréguliers de l’épithélium pigmentaire rétinien (FIPED), analyse quantitative et qualitative des NVC de type 2 ainsi que des caractéristiques exsudatives.

L’OCT-A, examen multimodal à part entière, peut aider à déterminer le rythme de suivi ou de traitement ainsi que le choix du traitement (anti-VEGF ou traitement combiné thérapie photodynamique à la vertéporfine avec anti-VEGF), grâce à la visualisation des caractéristiques néovasculaires (NVC débutants ou anciens) et de l’exsudation qui les accompagne.

Les NVC de type 2 débutants ou faiblement perfusés ne méritent d’être traités qu’en cas de croissance néovasculaire vérifiée en OCT-A structurel et “en face”. En revanche, des NVC de type 2 anciens et fortement exsudatifs ont un risque évolutif élevé vers la choroïdopathie polypoïdale, et devraient subir un traitement combiné agressif jusqu’à la résolution complète de l’exsudation.

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La myopie forte est associée à de nombreuses modifications structurelles et fonctionnelles du globe oculaire, dont des altérations notables du vitré. Les modifications vitréennes participent au développement des complications de la myopie forte, notamment à travers la liquéfaction précoce du gel vitréen, la survenue de décollements postérieurs pathologiques du vitré et l’apparition de tractions vitréo-maculaires. Cet article passe en revue les particularités du vitré dans le contexte de la myopie forte, ainsi que leurs implications cliniques et thérapeutiques.

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En zone montagneuse, le chirurgien doit concilier impératif de succès chirurgical et sécurité du retour au domicile. Si la cryoindentation reste la technique de choix pour éviter les contraintes d’une grande bulle de gaz intraoculaire, la vitrectomie impose une gestion rigoureuse du tamponnement. Le choix entre l’air (résorption rapide), les gaz expansifs (nécessitant une surveillance du volume résiduel) ou l’huile de silicone (insensible à la pression) doit résulter d’une stratégie personnalisée prenant en compte la sévérité de la pathologie, et l’altitude précise du trajet ou du lieu de villégiature du patient.

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L’imagerie multimodale est essentielle au diagnostic et à l’évaluation de la sévérité de la rétinopathie diabétique (RD), en constante évolution grâce aux avancées dans le domaine de l’OCT-angiographie (OCT-A). L’angiographie à la fluorescéine, bien que largement utilisée, reste invasive et ne permet pas d’analyse détaillée des différents plexus vasculaires. Les imageries OCT-A grand champ améliorent la détection des anomalies périphériques et permettent un suivi précis des patients diabétiques.

Toutefois, des travaux récents ont montré que même les champs les plus larges peuvent ne pas suffire pour le diagnostic des néovaisseaux prérétiniens. L’angiographie conserve donc un rôle clé pour analyser les diffusions et les lésions périphériques. Les deux techniques restent complémentaires pour un diagnostic et un suivi optimal.

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La chirurgie de presbytie offre une “compensation” de l’accommodation qui permet aux patients de retrouver une autonomie visuelle de près sans correction. Une juste information et sélection des patients est primordiale pour obtenir un bon taux de satisfaction. La gamme d’implants à disposition s’est développée ces dernières années avec l’avènement des implants à profondeur de champ extended depth of focus (EDOF), en complément des multifocaux diffractifs ou la combinaison des deux technologies. Le choix dépendra des attentes visuelles du patient, de sa potentielle tolérance aux effets photiques et de son amétropie préopératoire.

Sur le plan clinique, un examen soigneux de la surface oculaire, de l’astigmatisme régulier et irrégulier est nécessaire. La chirurgie devra être réalisée à l’aide d’une incision limbique la moins astigmatogène possible, le capsulorhexis calibré à 5,5 mm pour recouvrir les bords de l’implant, et la phacoémulsification la plus douce possible, en prenant en compte l’épaisseur moindre du cristallin comparativement à une cataracte.

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