Dossier — La myopie de l'enfant

Dossier — La myopie de l'enfant
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Outre les efforts médicamenteux et optiques déployés pour lutter contre l’épidémie de myopie, il convient d’accorder une attention particulière à la compréhension et à l’amélioration de la qualité de vie des enfants myopes et des membres de leur famille afin d’optimiser l’adhérence et l’observance aux traitements proposés. Les ophtalmologistes, les orthoptistes, les infirmiers d’ophtalmologie et les opticiens devraient être conscients de l’importance des soins centrés sur l’enfant et sa famille. Un modèle holistique qui respecte les expériences, les valeurs, les croyances et les préférences de l’enfant et de sa famille dans la planification, la gestion et la prestation des soins semble optimiser la prise en charge.

L’éducation thérapeutique permet de personnaliser le choix thérapeutique en fonction du profil socio-économique, environnemental et comportemental de la famille. Elle renforce l’alliance thérapeutique en s’appuyant sur la motivation intrinsèque de l’enfant. Enfin, la communication interprofessionnelle entre l’ophtalmologiste, l’orthoptiste et l’opticien est indispensable pour garantir la continuité et la cohérence du message, assurant ainsi l’efficacité à long terme de la freination myopique.

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L’atropine à 0,05 % s’impose comme le traitement de première intention chez l’enfant européen, offrant l’équilibre optimal entre efficacité et tolérance. Son action repose sur l’épaississement de la choroïde et le renforcement de la matrice sclérale pour limiter l’allongement axial. Le traitement est recommandé entre 6 et 12 ans pour une progression supérieure ou égale à 0,5 D par an. Les effets secondaires (photophobie, flou de près) sont minimes et n’entraînent généralement pas d’arrêt. La durée minimale est de 2 à 3 ans, avec une exigence de stabilité avant toute interruption. Pour éviter un effet rebond, le sevrage doit être progressif sur 6 à 12 mois, suivi d’un contrôle semestriel pendant 2 ans. En cas d’intolérance, des alternatives comme l’orthokératologie ou les verres à défocalisation (HAL/DIMS) sont préconisées.