La myopie est devenue une préoccupation majeure de santé publique mondiale, atteignant des proportions épidémiques, notamment en Asie, mais également en forte progression dans les pays occidentaux [1]. Au-delà de la simple correction optique, la myopie évolutive chez l’enfant et l’adolescent est un facteur de risque établi de complications oculaires graves à l’âge adulte corrélé au degré de myopie, telles que le décollement de rétine, la maculopathie myopique, le glaucome, la cataracte [2].
La prise en charge moderne n’est plus seulement de corriger la vision, mais de freiner activement l’allongement axial de l’œil pour réduire les risques. Différentes thérapeutiques de freination myopique (pharmacologiques, optiques et environnementales/comportementales) se sont développées et ont montré leur efficacité. Il existe un panel de traitements et combinaisons de freination [3]. Pour être efficaces, ces solutions de freination de la myopie doivent être adoptées pendant plusieurs années jusqu’à ce que la myopie se stabilise. Par conséquent, l’observance à long terme apparaît comme le facteur déterminant de l’efficacité dans la pratique courante. Cependant, la non-observance du traitement est un problème important chez les patients atteints de maladies chroniques, en particulier chez les enfants, avec des taux de non-observance estimés à environ 50 % chez les enfants [4] et 65 à 90 % chez les adolescents [5].
Bien que l’ophtalmologiste soit un maillon indispensable dans la détection et la mise en place de stratégie thérapeutique, le patient occupe également une place prépondérante. En effet, la co-construction d’une alliance thérapeutique entre l’enfant, ses parents et les professionnels de santé pourrait être le garant de l’observance, la qualité de vie et la réussite de la prise en charge.
Qualité de vie : au-delà de l’acuité visuelle, un nouveau paramètre décisionnel ?
En ophtalmologie, la fonction visuelle est traditionnellement évaluée par l’acuité visuelle. Cependant, l’acuité visuelle seule ne reflète pas toujours la perception qu’a une personne de sa déficience visuelle et de sa capacité à accomplir des tâches liées à la vision. La qualité de vie est un concept multidimensionnel auto-évalué qui intègre le bien-être physique, fonctionnel, social et émotionnel [6].
La mesure de la qualité de vie fournit un aperçu complet de l’expérience de la personne atteinte d’une maladie oculaire et de sa satisfaction à l’égard d’un traitement ophtalmologique. Plusieurs échelles de qualité de vie validées peuvent être utilisées chez l’enfant (Pediatric Quality of Life Inventory [PedsQL] [7], KIDSCREEN-27 [8], Pediatric Refractive Error Profile 2 [PREP2] [9], etc.). La qualité de vie facilite également la prise de décision clinique, en identifiant les freins psychologiques et physiques[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire
