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Éditorial

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More data, better medicine ?

Le congrès de la Société française d’ophtalmologie constitue chaque année un temps particulier : celui où, en quelques jours, se concentrent innovations, confirmations et parfois remises en question. Ce numéro spécial de Réalités Ophtalmologiques s’inscrit dans ce moment, avec l’ambition d’en proposer une lecture organisée.

Les articles réunis dans ce numéro, confiés à des experts de chaque domaine, montrent que l’ophtalmologie n’évolue pas seulement par l’accumulation de nouveautés. Les classifications se précisent, les outils diagnostiques s’affinent, et la décision clinique s’en trouve directement influencée.

Cette dynamique apparaît dans le champ de la DMLA, mais clairement aussi en imagerie et en inflammation oculaire, où l’intégration des données multimodales permet une appréciation plus fine de l’activité lésionnelle. Elle se retrouve également dans le domaine du glaucome, avec l’émergence de stratégies thérapeutiques ciblant plus directement les mécanismes physiopathologiques, ou en surface oculaire, où les approches tendent vers un traitement guidé par l’identification des mécanismes dominants.

Dans d’autres registres, l’accent se déplace vers la prévention et l’anticipation. La myopie s’impose désormais comme un enjeu de santé publique, avec une prise en charge qui repose sur le dépistage précoce et la stratification du risque. La contactologie élargit ses indications, intégrant des usages thérapeutiques et diagnostiques qui redéfinissent progressivement son champ d’application.

Les transformations concernent également les modalités d’exercice. La chirurgie de la cataracte illustre une recherche d’efficience et de rationalisation des parcours dans un contexte de volumes élevés. La chirurgie réfractive, dont les évolutions récentes sont présentées dans ce numéro, s’inscrit dans une logique de personnalisation croissante, fondée sur l’analyse fine des paramètres biométriques et l’intégration d’outils d’aide à la décision. L’oculoplastie, enfin, rappelle que l’évolution d’une discipline passe aussi par sa structuration et l’adaptation de son offre de formation.

Dans un précédent éditorial, nous évoquions la formule “Better image, better surgeon”. L’époque actuelle pourrait la prolonger en une question plus large : “More data, better medicine ?”. L’intelligence artificielle permet désormais de traiter en quelques instants des volumes de données qu’aucun clinicien ne pourrait appréhender à l’échelle d’une carrière. Elle améliore incontestablement la compréhension des maladies et la pertinence des choix thérapeutiques. Parfois, elle nous rappelle aussi qu’un mauvais prompt appelle une mauvaise réponse… présentée d’ailleurs avec une remarquable assurance ! Les[...]

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À propos de l’auteur

Centre de Rétine Médicale, MARQUETTE-LEZ-LILLE, Service d’Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, PARIS.