L’angiographie à la fluorescéine constitue, depuis plus d’un demi-siècle, un outil fondamental dans l’arsenal diagnostique des pathologies rétiniennes [1]. Cet examen d’imagerie dynamique, utilisé de manière routinière en consultation, permet de mettre en évidence un large spectre d’affections rétiniennes, incluant les pathologies vasculaires (comme la rétinopathie diabétique ou les occlusions veineuses), les inflammations intraoculaires (comme les uvéites), ainsi que certaines infections ou dystrophies héréditaires. L’angiographie permet en effet de visualiser le remplissage vasculaire, de détecter les fuites capillaires, les zones d’ischémie ou encore la présence de néovaisseaux anormaux.
L’angiographie à la fluorescéine peropératoire (IO-FA) a été décrite pour la première fois dans les années 1980 par Steve Charles, pionnier de la chirurgie vitréo-rétinienne moderne [2]. Elle a été reprise et explorée plus en profondeur dans les années suivantes par Hickingbotham [3] et d’autres équipes, avec un intérêt croissant pour son potentiel de guidage des gestes chirurgicaux. Cependant, les premières expérimentations ont été limitées par les capacités techniques de l’époque : résolution des images insuffisante, rendu bidimensionnel restreignant la perception de la profondeur, et difficulté à combiner en simultané l’angiographie et les gestes chirurgicaux [4, 5]. Les microscopes optiques conventionnels ne permettaient pas une utilisation fluide et intégrée de l’IO-FA dans un cadre opératoire exigeant.
L’introduction, en 2008, des écrans 3D haute définition en chirurgie ophtalmologique, d’abord dans le segment antérieur, a marqué un tournant. Grâce aux progrès rapides en matière de capteurs d’imagerie, de traitement numérique du signal et de visualisation chirurgicale, la chirurgie vitréo-rétinienne assistée par voie numérique (DAVS : digitally assisted vitreoretinal surgery) a connu une expansion majeure, s’étendant aussi bien au segment antérieur qu’au segment postérieur. Bien que les premières itérations de ces systèmes aient souffert de certaines limitations (latence de l’image, faible résolution ou inconfort d’utilisation), les évolutions technologiques des cinq à sept dernières années ont profondément modifié les standards.
Les écrans[...]
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