Bilan pré-thérapeutique
Le bilan initial doit préciser le retentissement fonctionnel, la physiopathologie de l’œdème maculaire diabétique (OMD), son pronostic, son ancienneté et les éléments susceptibles de modifier le choix thérapeutique [1].
Sur le plan fonctionnel : mesure de l’acuité visuelle et appréciation de la gêne ressentie, caractère monophtalme. Sur le plan anatomique : OCT avec coupes rapprochées et cartographie d’épaisseur (mapping), complétées par la rétinographie grand champ, l’OCT-angiographie et, au besoin, l’angiographie fluorescéinique et/ou l’angiographie au vert d’indocyanine (ICG). L’imagerie recherche notamment des gros microanévrismes/TelCaps (> 100-120 µm), une non-perfusion marquée (maculopathie ischémique), une atteinte diffuse du réseau capillaire maculaire, une traction vitréo-maculaire ou une membrane épimaculaire. Un phénotype “inflammation-dépendant” peut être évoqué devant un OMD chronique avec de nombreux points hyperréflectifs intrarétiniens, de gros pseudokystes à contenu dense et parois hyperréflectives et/ou la présence d’un décollement séreux rétinien [2, 3]. Le pronostic doit intégrer l’épaisseur maculaire, la désorganisation des couches rétiniennes internes (DRIL), l’état de la ligne ellipsoïde et l’existence d’une maculopathie ischémique. Le statut de la rétinopathie diabétique périphérique (RDNP sévère ou RDP) doit également être étudié pour statuer sur l’usage des anti-VEGF par rapport aux corticoïdes.
Le bilan systémique précise notamment le type et l’ancienneté du diabète, l’HbA1c, la pression artérielle, la fonction rénale, la dyslipidémie, le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) et les antécédents cardiovasculaires. L’interrogatoire ophtalmologique recherche les traitements antérieurs,[...]
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