
Corticoïdes et œdème maculaire diabétique : quelles règles de suivi pour la pression intraoculaire ?
Deux molécules corticoïdes sont utilisées sous forme d’implants à libération prolongée dans l’œdème maculaire diabétique (OMD) : la dexaméthasone (DEX) et la fluocinolone (FAc). Elles partagent des effets secondaires de classe dans un tiers des cas. En particulier, l’hypertonie oculaire (HTO).
En 2023, la Société française d’ophtalmologie (SFO) et la Société française du glaucome (SFG) ont édicté des règles d’utilisation. Les principes fondamentaux : évaluer le statut pressionnel du patient à baseline (avant traitement), ne pas réinjecter des patients hauts répondeurs HTO, ni des patients atteints d’un glaucome avancé.
La vraie vie a consacré le traitement hypotonisant +/– trabéculoplastie sélective au laser (laser SLT) pour le contrôle pressionnel, tout comme le test corticoïde par deux ou trois injections intravitréennes (IVT) de DEX avant d’envisager un switch FAc.
La pression intraoculaire (PIO) reste un axe de surveillance tout au long du traitement. 20 % des patients peuvent présenter une HTO plus tard lors des réinjections. Ces règles en encadrent l’utilisation et elles en ont largement amélioré la tolérance, le taux de recours à la chirurgie filtrante tombant au-dessous de 1 %. Ces molécules demeurent celles qui permettent d’emblée les plus longs intervalles entre les injections, et ce, dès l’instauration du traitement.