Anomalies verticales orbitaires acquises

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Les anomalies verticales orbitaires acquises sont des déviations verticales des axes visuels dues à des anomalies orbitaires, qu’elles concernent le contenu orbitaire (muscles extraoculaires essentiellement, ou processus tumoral) ou le contenant (parois osseuses orbitaires avec essentiellement les fractures traumatiques). Le diagnostic étiologique sera souvent facilement suspecté en fonction du terrain, de l’histoire clinique, de l’examen ophtalmologique, oculomoteur, orbitaire, mais parfois le diagnostic pourra être un diagnostic d’élimination devant un trouble oculomoteur ne répondant pas à une systématisation neurologique.

Examen clinique

Le signe clinique le plus rencontré est la diplopie verticale, qui apparaît pour les petits angles de déviation en raison de la faible capacité de fusion verticale physiologique (classiquement inférieure à 4 dioptries prismatiques).

L’interrogatoire précise l’histoire de la diplopie, son mode d’apparition et son évolution, les symptômes associés (douleur, rougeur oculaire, trouble visuel). On recherchera des antécédents ophtalmologiques, oculomoteurs, locaux, généraux (pathologie cancéreuse, dysthyroïdie, pathologie ORL, traumatisme).

Les examens oculomoteur et orthoptique précisent les caractéristiques de la diplopie. Dans bien des cas elle ne sera pas verticale pure, mais oblique, ou avec une composante torsionnelle. On recherche dans quelle direction du regard elle est maximale et celle où elle est minimale ou absente (recherche d’une attitude de tête compensatrice). L’examen des ductions recherche une limitation pouvant témoigner d’une paralysie d’un muscle ou d’un phénomène restrictif. L’examen avec écran et prisme permet de mesurer le sens et l’amplitude de la déviation. L’examen au verre rouge, les examens coordimétriques (Hess-Weiss, Lancaster) permettent de sensibiliser l’exploration et de mettre en évidence de petites déviations incomitantes, des limitations discrètes. Les examens à la paroi de Harms et au coordimètre de Hess-Weiss associé à la torche de Krats renseignent sur la torsion subjective, l’examen du fond d’œil et les rétinophotographies sur la torsion objective. L’étude de la torsion a un intérêt pour identifier quel muscle est éventuellement pathologique, ou[...]

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