Le diabète pour les ophtalmologistes : qu’est-il indispensable de connaître ?

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La rétinopathie et l’œdème maculaire sont les atteintes ophtalmologiques les plus redoutées. L’incidence de la rétinopathie avoisine 97 % des patients diabétiques de type 1 et 77 % des diabétiques de type 2 après 15 ans d’évolution, les facteurs de risque étant l’âge, la durée d’évolution du diabète, une hémoglobine glycosylée élevée (HbA1c) et une hypertension, la néphropathie et la dyslipidémie [4].

Des notions importantes en diabétologie

Les notions suivantes se sont développées en diabétologie depuis maintenant plusieurs années, guidant nos pratiques.

L’escalade thérapeutique est l’une des recommandations de l’HAS de 2007. Il s’agit d’une attitude active qui consiste à majorer à chaque consultation le traitement antidiabétique dès lors que l’HbA1c dépasse l’objectif fixé, c’est-à-dire augmenter la posologie d’une monothérapie, puis en cas de posologie maximale instaurer une bithérapie, puis une trithérapie et, enfin, envisager les traitements injectables. L’attitude consistant à attendre pour vérifier le résultat et espérer une amélioration à 6 mois, voire un an, est jugée inadaptée et du domaine de l’inertie clinique.

Cette recommandation s’appuie sur le lien bien démontré entre déséquilibre glycémique et risque de complications [5-6] ainsi que sur la notion de mémoire glycémique. L’étude EDIC (poursuite de l’étude DCCT) a démontré qu’un très bon équilibre glycémique les premières années de la maladie, même s’il se dégrade par la suite, est le meilleur garant pour prévenir les complications [7]. Pour rappel, les HbA1c moyennes étaient à 7,3 % dans le groupe intensif, contre 9 % dans le groupe conventionnel pendant les 6,5 ans de l’étude DCCT, puis à 8 % dans les deux groupes pendant les 8-10 ans de l’étude EDIC. Ainsi, on observe une diminution de plus de 50 % du risque d’avoir une progression de la rétinopathie ou une rétinopathie proliférante dans le groupe traité de manière intensive à l’origine.

L’éducation thérapeutique devient un pilier de la prise en charge. Tout patient doit connaître, comprendre sa maladie et la façon de se prendre en charge. Grâce à la transmission des connaissances par les soignants, il peut devenir acteur et ceci lui permettra d’éviter ou ralentir la progression de la maladie. En 2008, le rapport “Pour une politique nationale d’éducation thérapeutique du patient” propose vingt-quatre recommandations[...]

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